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Afrique du Sud: AngloGold Ashanti pourrait licencier 12.000 grévistes


Des mineurs du groupe AngloGold Ashanti en grève, le 19 octobre 2012 à Carletonville en Afrique du Sud AFP/Archives Alexander Joe

Le groupe sud-africain AngloGold Ashanti, numéro trois mondial de l'or, pourrait licencier 12.000 grévistes qui ont ignoré son ultimatum les enjoignant de reprendre le travail d'ici mercredi midi (10H00 GMT), a indiqué l'entreprise.

Le groupe avait menacé de licenciement les 24.000 mineurs qui paralysaient ses six sites sud-africains depuis un mois s'ils ne cessaient pas leur mouvement avant midi. Mais les 12.000 grévistes de ses trois sites de Carletonville (sud-ouest de Johannesburg) ne se sont pas présentés à l'heure dite.

"Le fait que la date limite soit passée à midi signifie que le processus conduisant à l'envoi de lettres de licenciement a commencé, mais nous continuons à discuter, et nous voulons éviter ça", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'entreprise, Alan Fine.

"Ça ne veut pas dire qu'à midi, ils sont licenciés. (...) La direction continue de s'entretenir avec les employés sur place", a renchéri son collègue Stewart Bayley, notant que le processus pourrait prendre "plusieurs jours".

En revanche, la reprise du travail amorcée mardi s'est confirmée mercredi dans les trois autres mines du groupe, au bord du Vaal près d'Orkney (centre).

"Le Vaal, ses trois mines et ses installations de surface, sont de retour au travail", a noté M. Bayley. Le site occupe la moitié de la main-d'oeuvre du groupe en Afrique du Sud et assure 40% de sa production.

AngloGold Ashanti emploie 35.000 personnes dans le pays.

A Carletonville, où le groupe Gold Fields, numéro 4 mondial, avait annoncé mardi le licenciement de 8.100 grévistes de la mine KDC East qui n'avaient pas répondu à un ultimatum similaire, "plus de 7.000" ont fait appel de cette décision mercredi.

"Les auditions d'appel vont commencer demain (jeudi) et se dérouler au cours des prochains jours. Les appels seront présidés par des personnalités indépendantes, et les travailleurs emportant gain de cause pourront être réintégrés", a indiqué le groupe dans un communiqué.

"Ils doivent avoir une raison valable pour ne pas avoir été au travail" après l'expiration de l'ultimatum mardi, par exemple un certificat médical, a précisé le porte-parole Sven Lunsche.