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Le premier maire d'origine marocaine en Belgique est une nationaliste flamande

Au lendemain de l’annonce de la nomination en Belgique d’une maire d’origine marocaine, Nadia Sminate, la presse belge et marocaine s'accordent pour relayer cet évènement exceptionel.

Exceptionnel car comme l'écrit le site Yabiladi, «c’est une première en Belgique». Le site marocain rappelle l’existence d’adjoints au maire d’origine marocaine. Sauf qu'aucun n’avait eu la possibilité de gravir le premier échelon et devenir bourgmestre.

Ainsi, Nadia Sminate, membre du parti nationaliste flamand N-VA, prendra les commandes de la commune de Londerzeel d'ici trois ans. En vertu d'un accord politique, elle succèdera à l'actuel maire démocrate chrétien en poste pour les trois prochaines années. Le 22 octobre, les représentants locaux de son parti ont conclu un accord de coalition avec les forces politiques de la province.

Députée fédérale depuis 2010, la jeune femme de 30 ans avait suscité la polémique pour avoir posé en sous-vêtements en 2006 à l'occasion de l'élection de Miss Handelsgids.

Ce qui ne l’empêcha pas le 14 octobre dernier de rafler plus de 21% des suffrages à Londerzeel, lors des élections communales et provinciales belges.

La nomination de Nadia Sminate crée la surprise, selon La Libre Belgique. Car le parti nationaliste N-VA n’est pas connu pour ses positions tendres à l’égard des étrangers et des immigrés.   

Toutefois le site d’information belge 7 sur 7 salue l’ouverture du parti qui «tranche avec la position ambivalente des nationalistes flamands à propos de l'immigration qui tantôt prônent le renfort des contrôles au sein des frontières internes pour contrer l'afflux d'immigrants, tantôt, via le groupe européen dont ils sont membres, dénoncent l'absurdité de la réintroduction des contrôles aux frontières nationales.»

Le chef du parti a même exprimé sa fierté après la nomination de la jeune femme qui n’est toutefois pas un cas isolé. D’autres Belges d’origine marocaines sont investis dans la vie politique, mais à une moindre échelle.

Sur les 589 communes que comptent la Flandre (de langue flamande) et la Wallonie (francophone), près de 130 candidats Belgo-Marocains ont été élus lors des dernières élections pour siéger dans les différents conseils communaux, comme l'a rapporté le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME).

Lu sur 7 sur 7, Yabiladi, Libre Belgique

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