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Afrique du Sud - Comment le numéro un de l'or casse la grève des mineurs

Le couperet est tombé pour les mineurs grévistes sud-africains qui demandaient une augmentation de leurs salaires. Le groupe Gold Fields, le numéro un sud-africain de production d'or et 4e sur le plan mondial, a licencié 8.500 mineurs, rapporte le site britannique BBC.

Une décision qui s'inscrit dans un contexte de tensions sociales aigûes en Afrique du Sud. Depuis le mois d'août, une grande partie de l'industrie des mines de platine et d'or se retrouve paralysée par des mouvements sociaux. Ceux-ci se sont intensifiés après que la police a tué 34 grévistes à la mine de platine de Marikana exploitée par Lonmin le 16 août.

Raison invoquée par Gold Fields pour le licenciement massif: les mineurs de KDC East, dernier site encore en grève depuis le 14 octobre (8.500 grévistes sur 12.400 employés), situé au sud-ouest de Johannesburg ont ignoré l’ultimatum exigeant un retour au travail à 16h, heure locale le 23 octobre.

«Aucune des 8.500 personnes qui étaient en grève n'est revenue [...], nous avons donc envoyé des lettres de licenciement à tous», a indiqué Sven Lunsche, porte-parole du groupe, ajoutant que les mineurs avaient 24h pour faire appel, détaille l'hebdomadaire français Le Point.

Et d’ajouter:

«Nous avons atteint nos limites et ne pouvons plus endurer cette situation. Nous avons été contraints de prendre cette décision

La semaine dernière, Gold Fields a licencié, avec le même mode opératoire, 1.500 travailleurs qui ne sont pas venus travailler à KDC West, un site voisin qui compte 14.300 mineurs, rapporte le site sud-africain Times Live.

Parmi eux «plusieurs centaines» ont fait appel de cette décision et pourraient retrouver leur poste à la fin de la semaine, a noté Sven Lunsche, sans autre précision, note Le Point. Quelque 11.000 mineurs avaient repris leur poste dès le 19 octobre.

Lu sur Times Live, BBC et Le Point

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