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Guinée équatoriale - La dernière lubie d'Obiang fils coûte 130 millions d'euros

Téodorin n’en fait qu’à sa tête. Le tout puissant fils du président de Guinée équatoriale Téodoro Obiang Nguéma est dans le collimateur de la justice, et pourtant rien ne l’arrête.

Vice-président de la Guinée équatoriale, poursuivi par la justice internationale dans le cadre d'affaires de «biens mal acquis», Téodorin envisage d’acquérir l’un des plus gros yachts de luxe du monde.

Son énième lubie est estimée à la somme pharaonique de 200 millions de dollars (environ 130 millions d’euros), révéle L'Express.

Il s’agit d’un bateau baptisé Al Salamah, propriété du prince Sultan Ben Abdul Aziz, ministre de la Défense d’Arabie Saoudite décédé en 2011. Les héritiers du bateau veulent à tout prix vendre le bateau.

Le navire en question est un mastodonte de 140 mètres de long, haut de cinq étages, équipé d'une d’une piste d’atterrissage pour hélicoptère et doté d’une salle de cinéma et d’un hôpital, renseigne le site.

Le projet d'acquisition a été révélé le 4 octobre dernier par l'hebdomadaire français. Même si la vente n’est toujours pas finalisée, elle est en bonne voie.

Des recoupements du journal Médiapart ont également permis de dévoiler une grosse manœuvre d’Obiang Junior pour conclure l’affaire.

Une société commerciale a été créée le 23 juillet dernier en Guinée équatoriale pour se porter acquéreur du yacht. Elle se nomme Sociedad de Transporte Maritimo-Guinea Equatoriale, la Sotramar-GE, enregistrée sous le numéro 2.481 dans les registres officiels de Malabo, la capitale de Guinée-Équatoriale.

Aujourd’hui, de nombreuses questions se posent quant à l’origine réelle des fonds que le vice-président guinéen se dit prêt à débloquer pour assouvir ses folies. Les banques qui ont été approchées se montrent sceptiques et ne souhaitent pas être embarquées dans une éventuelle opération de blanchiment.

Interpellé sur le sujet, l’avocat français du fils Obiang, Me Emmanuel Marsigny, ne souhaite faire aucune déclaration à ce sujet. Tout comme le secrétariat particulier parisien de la famille saoudienne propriétaire qui, joint par Mediapart, a laissé entendre «qu’aucune espèce de commentaire ne sera fait là-dessus».

Lu sur L'Express

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