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Maroc - Les rappeurs «s'attaquent» aux islamistes (VIDEO)

Deux chansons de rap politique sont sorties quasiment en même temps au Maroc, a indiqué le site Yabiladi.

L’une prône une ligne pro gouvernementale, quand l’autre conteste les politiques islamistes du gouvernement d'Abdelilah Benkirane.

Cheikh Sar, l’un des eux rappeurs, vient donc de diffuser sur Internet sa dernière chanson, «totalement acquise à Abdelilah Benkirane» le chef du gouvernement marocain, selon le site Yabiladi.

Dans son texte, il implore qu’on laisse du temps au leader du PJD (Parti de la Justice et du développement) Benkirane pour accomplir à bien sa mission de chef politique.

«Un hymne à l’action du chef du gouvernement» a commenté Yabiladi.

Il en profite en sus pour dénoncer les autres formations politiques qu’il juge immobiles.

Le second rappeur, Don Big, a quant à lui évolué un temps au sein du Parti Authenticité et Modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma, ancien ministre de l’Intérieur et proche de la famille royale.

Passant en revue les premiers mois du gouvernement Benkirane, Don Big ironise sur la célèbre phrase du leader islamiste: «vous m’avez compris oui ou non?».

Les deux chansons s’intitulent d’ailleurs chacune «Fhamtouni oula la» («vous m’avez compris oui ou non?»), visant dans un cas à railler le chef du gouvernement, ou dans l’autre à le défendre.

Les chanteurs engagés comme soutien politique ne sont pourtant pas une nouveauté des rappeurs, selon Yabiladi. Le site explique en effet que depuis les années 1970 et1980, des chanteurs ou chanteuses ont soutenu le régime.

«A la place des costumes, chemises, cravates et des cheveux bien lisses des chanteurs de l’époque entonnant des paroles à la gloire de feu Hassan II, il s'agit aujourd'hui de jeunes portant des jeans, baskets et cheveux mal coiffés engagés, par exemple, dans des campagnes électorales subventionnées par le ministère de l’Intérieur» a ainsi indiqué le site.

La chanson de Cheikh Sar, pro Benkirane.

 

 

La chanson de Don Big, anti gouvernementale.

Lu sur Yabiladi

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