SlateAfrique

mis à jour le

Sahel - Les otages ne voient pas le bout du tunnel (VIDEO)

«Nous sommes
extrêmement angoissés car l’intervention pèse sur les otages. (…) Nous
sommes entre deux feux
» a déclaré selon le quotidien 20 minutes le père de Philippe Verdon, un otage retenu par Al-Qaïda
au Maghreb Islamique (Aqmi) depuis le mois de novembre 2011.

Invité à rencontrer le
président français François Hollande le 15 octobre en compagnie de la famille de Serge Lazarevic (kidnappé en même temps que sont fils), le père de l'otage a toutefois estimé que
son «angoisse n’est pas un argument
qui modifiera la position de l’Etat
». La France a en effet réaffirmé
sa détermination à soutenir une intervention militaire ouest-africaine au
Nord-Mali, ce qui met les otages présents au Sahel dans une position difficile.

Le quotidien algérien El Watan est en outre revenu le 16
octobre sur la situation des otages déjà détenus au Sahel. Neuf otages européens dont six Français sont
retenus par Aqmi, a priori au Nord-Mali. Une vidéo de l’organisation terroriste a
d’ailleurs été diffusée le 15 octobre par France 2, mettant en scène un
djihadiste se faisant appeler Abdallah al-Chinguetti, qui commanderait une
centaine de combattants selon Le Parisien.

«Les otages sont
dans une bonne situation, nous les traitons comme notre religion nous le
recommande, un prisonnier doit être bien traité
» a affirmé ce dernier
dans la  vidéo.

Les familles de deux jeunes français enlevés puis tués au Niger en janvier 2011 ont elles
aussi prévu de rencontrer François Hollande le 16 octobre. Elles ont déclaré à RMC qu’elles avaient «des questions à lui poser» sur la mort
des jeunes hommes.Par ailleurs, le 15 octobre,
6 personnes —cinq Nigériens et un Tchadien— (dont cinq humanitaires) avaient été kidnappées à Dakoro dans le sud du
Niger. Le gouvernement nigérien a toutefois privilégié la piste d’un
règlement de compte selon l’AFP, et non celle d'un enlèvement.Lu sur El-Watan, 20 minutes, Le Parisien, RMCA lire aussiNord-Mali: Pourquoi l'intervention militaire se fait attendrePourquoi les Maliens ont raison d'avoir peurMali: La société civile libère la paroleLe Mali a vraiment perdu la tête