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Libye - Comment plus d'une centaine de prisonniers se sont fait la belle

A peine élu, le Premier ministre libyen Ali Zeidan doit faire face à un échec sécuritaire de taille: l'évasion d'environ 120 prisonniers le 15 octobre de la prison de Jedeida à Tripoli.

Le soir même de l’évasion, environ la moitié des prisonniers en cavale auraient été rattrapés par les forces de sécurité.

«Nous sommes en train de les traquer et certains d'entre eux ont déjà été arrêtés», a précisé le chef de la garde nationale, Khaled Al-Cherif à la BBC.

Il a déclaré que les prisonniers étaient pour la plupart des migrants africains entrés illégalement en Libye et des criminels libyens.

Réservée aux prisonniers de droit commun, la prison de Jedaida est sous le contrôle du ministère de la Justice. En août, une mutinerie avait éclaté dans cette prison, faisant deux blessés parmi les détenus.

Depuis, les autorités libyennes ont pris possession «en théorie» de plusieurs prisons à Tripoli, y compris celle de Jedaida, qui étaient auparavant aux mains d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi. Toutefois la sécurité publique demeure en cours d’organisation et toujours remise en cause par certaines milices.

De nombreuses ONG avaient poussé les nouvelles autorités libyennes à regagner du terrain, notamment dans les prisons dans lesquelles les anciens partisans de Mouammar Kadhafi auraient été torturés, selon de nombreux rapports.

Cette évasion secoue le nouveau gouvernement à moins d’une semaine de l'anniversaire de la mort de Mouammar Kadhafi. Un an après la chute du guide libyen, la sécurité semble impossible à rétablir en Libye, en proie à l’ordre des milices et aux intimidations de partisans kadhafistes. Tout cela dans un environnement où les armes circulent librement.

Lors de son discours inaugural, le nouveau Premier ministre Ali Zeidan a mis le retour de la sécurité au centre des préoccupations du prochain gouvernement.

Lu sur BBC

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