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Pas de prix d'excellence pour les dirigeants africains

Cette année, l'Afrique est en panne de dirigeants exemplaires. Pour preuve, la Fondation Mo Ibrahim n'a pas trouvé de lauréat.

Créée en 2007 par le riche homme d’affaires anglo-soudanais Mohamed Ibrahim, cette fondation décerne chaque année le prix du leadership d’excellence à un ancien chef d’Etat méritant.

Après le Sud-Africain Nelson Mandela, le Cap-Verdien Pedro Verona Pires, le Mozambicain Joaquim Chissano ou le Botswanais Festus Mogae, l’édition 2012 devait récompenser un nouveau leader politique.

Pourtant personne n’a reçu cette année la distinction dont la remise était prévue le 15 octobre, a rapporté l'Agence de Presse Africaine. Comme en 2009 et 2010, le jury n'a pas cru bon de décerner le prix de l'excellence.

«Cette année, aucune des candidatures éligibles n’a satisfait pleinement les critères nécessaires pour remporter ce prix prestigieux. Ce Prix récompense l’excellence en matière de leadership» a précisé le jury dans un communiqué.

Par ailleurs, la Fondation Mo Ibrahim a publié le ce même jour son rapport concernant l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), qui évalue les performances des pays africains dans différents catégories. Ce dernier «confirme la tendance générale à l’amélioration du niveau global de gouvernance en Afrique depuis 2000» a indiqué la fondation.

Néanmoins, de grandes disparités interviennent entre les différents pays analysés.

Selon la fondation, quatre des plus grandes puissances africaines sont aujourd’hui en régression selon leurs indicateurs: l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria et le Kenya.

Plus généralement, ce sont l'Afrique du Nord et de l’Est qui sont touchées par ces régressions, contrairement à l’Afrique de l’Ouest et australe qui affichent de bonnes progressions pour l’IIAG.

Les sous-catégories concernant la parité, la santé, et le secteur agricole enregistrent au niveau continental les «améliorations les plus notables».

Les pays les moins bien évalués pour l’IIAG sont l’Erythrée, la Guinée-Bissau et le Nigeria. En revanche, certains pays sortent leur épingle du jeu, tel que le Liberia, l’Angola, la Sierra Leone, le Rwanda, le Congo, la République démocratique du Congo ou la Zambie.

Lu sur Fondation Mo Ibrahim, Agence de Presse Africaine.

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