mis à jour le

Malawi: manifestation d'opposants contre la fraude présumée

Environ 3.000 partisans de l'opposition ont manifesté mardi dans la capitale du Malawi, Lilongwe, contre la fraude qui a selon eux entaché l'élection présidentielle de mai dernier remportée de justesse par le président sortant Peter Mutharika.

Le parti du Congrès du Malawi (MCP) estime que son candidat, Lazarus Chakwera, arrivé en deuxième position, s'est fait voler la victoire qui lui a échappé par 159.000 voix seulement, selon les chiffres officiels. 

Peter Mutharika, 78 ans, au pouvoir depuis 2014, a obtenu 38,57% des suffrages, devant M. Chakwera, son principal rival (35,41%), selon les résultats du scrutin du 21 mai rendus publics par commission électorale.

La manifestation, qui s'est déroulée de manière pacifique, est la première depuis l'annonce des résultats le 27 mai.

M. Chakwera a rejeté "les résultats frauduleux" de l'élection et saisi la justice pour obtenir l'annulation de l'élection.

Les manifestants, portant des vêtements aux couleurs de son parti (rouge et vert), ont défilé du quartier général du MCP jusqu'au siège du gouvernement, à environ deux kilomètres, en scandant des slogans hostiles au président Mutharika.

La manifestation, placée sous le mot d'ordre "le Malawi doit se lever, Mutharika doit tomber", a paralysé le centre de Lilongwe.

Les protestataires sont "le peuple qui a été lésé", a déclaré le porte-parole du MCP, Eisenhower Mkaka.

La semaine dernière, la police avait fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des partisans de Lazarus Chakwera qui s'étaient rassemblés devant le siège du parti.

Le MCP a dénoncé l'utilisation de feuilles d'émargement non officielles, les ratures et, surtout, le nombre étonnement élevé de taches de "blanc" surchargées de biffures sur les bulletins de vote. Il a également affirmé avoir repéré la même écriture sur des procès-verbaux venant de différents bureaux de vote.

Le chef des observateurs de l'Union européenne, Mark Stephens, a "reconnu" vendredi que "beaucoup d'erreurs avaient été commises pendant le comptage" des voix.

"Que vous ayez voté pour nous ou non, je suis votre président. Je suis le président de tous les Malawites", avait lancé vendredi le président Mutharika lors de son investiture.

Un deuxième candidat malheureux à la présidentielle, l'ancien vice-président Saulos Chilima, arrivé troisième de l'élection, a lui aussi saisi la justice pour obtenir l'annulation du scrutin, dénonçant de "sérieuses anomalies".

AFP

Ses derniers articles: Afrique: Poutine signale le retour russe par un ambitieux sommet  Le libre-échange en Afrique, au-del  Le Burkina vista social club: la musique afro-cubaine entre accords musicaux et politiques 

fraude

AFP

Elections au Mozambique: dépouillement sous tension, craintes de fraude

Elections au Mozambique: dépouillement sous tension, craintes de fraude

AFP

Les Comores dans l'attente des résultats de la présidentielle sur fond de suspicion de fraude

Les Comores dans l'attente des résultats de la présidentielle sur fond de suspicion de fraude

AFP

Aux Comores, le pouvoir disperse des manifestants qui hurlent

Aux Comores, le pouvoir disperse des manifestants qui hurlent

Manifestation

AFP

Afrique du Sud: manifestation de réfugiés contre les violences xénophobes

Afrique du Sud: manifestation de réfugiés contre les violences xénophobes

AFP

Manifestation massive

Manifestation massive

AFP

Manifestation de fonctionnaires réprimée dans le royaume d'eSwatini

Manifestation de fonctionnaires réprimée dans le royaume d'eSwatini

présidentielle

AFP

En Algérie, la présidentielle tunisienne suscite l'espoir et motive...

En Algérie, la présidentielle tunisienne suscite l'espoir et motive...

AFP

Homme d'affaires ou juriste? Les Tunisiens votent pour une présidentielle

Homme d'affaires ou juriste? Les Tunisiens votent pour une présidentielle

AFP

Tunisie: débat inédit entre les deux finalistes de la présidentielle

Tunisie: débat inédit entre les deux finalistes de la présidentielle