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Centrafrique: trois jours de deuil imposés au quartier PK5 de Bangui après la mort d'un chef de groupe "d'autodéfense"

Trois jours de deuil ont été imposés samedi aux habitants et commerçants du quartier PK5 de Bangui, après l'annonce de la mort du chef de l'un des principaux groupes "d'autodéfenses" de ce quartier à majorité musulmane, a appris l'AFP de plusieurs sources.

Le général Nimery Matas Djamous (alias Force) est mort samedi des suites d'une longue maladie, a appris l'AFP auprès de ses éléments.

"Ils se sont déployés en armes dans le quartier. Ils nous menacent pour garder les commerces fermés", a confié à l'AFP un commerçant du quartier. 

"Ils ont imposé une ville morte pour trois jours, en signe de deuil", a également déclaré à l'AFP un habitant du PK5, qui assure que des tirs de petit calibre ont résonné dans la matinée.

Un autre commerçant a déclaré à l'AFP que les éléments du groupe "d'autodéfense" avaient "saccagé le marché pour protester contre un commerçant" qui avait brisé le couvre-feu.

Le PK5 est en proie à des violences sporadiques depuis 2014. C'est dans ce quartier traditionnellement à majorité musulmane que s'étaient réfugiés beaucoup de musulmans de Bangui après la guerre civile qui a ravagé la capitale en 2013, opposant Séléka, forces rebelles musulmanes, et Anti-Balaka, milices animistes et chrétiennes.

En avril 2018, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) avait lancé l'opération Sukula (nettoyage en sängö) visant à arrêter "Force".

Cette opération répondait à un appel lancé par l'association des commerçants du PK5 qui avait fixé un ultimatum à la Minusca pour qu'elle démantèle ces groupes armés, accusés de violences et d'exactions envers les commerçants et la population.

L'opération s'était soldée par un échec avec une trentaine de morts et une centaine de blessés.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Un accord de paix a été signé à Bangui début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés. Il est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé mais la paix des armes ne ràgne toujours pas dans ce pays qui compte parmi les plus pauvres au monde. 

AFP

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