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Ghana - Le roi dépouillé de ses bijoux se retrouve nu

Otumfuo Osei Tutu II, le roi ghanéen, de la riche tribu des Ashanti, a été victime le 12 octobre d'un vol de valise lors d'un déplacement en Norvège, rapporte le site norvégien Views and News for Norway. Cela arrive. Sauf que dans ce cas, la valise contenait des bijoux de sa couronne.

Les bijoux seraient en or massif: des insignes royaux qui représentent les marques de dignité sacrée dont sa majesté Otumfuo Osei Tutu II se parent lors des cérémonies officielles, raconte le site ivoirien Koaci

Selon la déposition du roi à la police des lieux, ses bijoux ont été volés dans le hall de la réception d'un palace dans le centre ville d'Oslo, la capitale norvégienne, souligne le site ghanéen Ghana Web.

«Mercredi 10 ocobre autour de 13h, une valise appartenant au roi du Ghana a été volée dans le lobby du Radisson Blue Plaza. Une patrouille de la police était sur les lieux autour de 15h», a déclaré l'inspecteur Marius Erlandssen, chargé de l'enquête.

«Nous avons un enregistrement d'un homme sortant de l'hôtel avec la valise. Nous travaillons à l'identifier. Il y a peut-être d'autres personnes impliquées.»

La valise en question était nonchalamment posée en haut du tas de bagages appartenant au souverain et sa suite. Le voleur n'a donc pas eu beaucoup d'efforts à fournir pour s'en emparer, rapporte le site français Huffington Post.

Dans la capitale norvégienne, le roi Otomfuo Osei Tutu II participe au sommet d'affaires africano-norvégien qui se tient à Oslo. Il devrait la quitter le 13 octobre.

«Ses effets personnels ont beaucoup de valeur pour lui» et avant tout «une valeur sentimentale car ils appartiennent à sa famille depuis longtemps», a expliqué Marius Erlandssen.

L'une des conséquences immédiates de la perte de ces bijoux est la destitution du roi, selon Nana Obiri Yeboah cité par Koaci. Cet expert dans les affaires traditionnelles a estimé que le roi à la responsabilité de ces bijoux car ce n'est pas sa propriété privée mais celle du royaume. Et d'ajouter que les ancêtres peuvent demander des comptes à celui qui a égaré les insignes du royaume.

Lu sur Views and news from Norway, Ghana Web, Koaci

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