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Centrafrique: le groupe 3R promet de désarmer ses troupes d'ici

Le groupe armé 3R, responsable de tueries ayant entraîné la mort de plus de 50 civils dans l'ouest de la Centrafrique la semaine dernière, a promis de désarmer ses troupes dans les quinze jours, a assuré vendredi le gouvernement centrafricain.

Le chef du groupe 3R, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), "a donné sa parole pour le désarmement de ses troupes qui devrait avoir lieu dans quinze jours à partir de ce vendredi", a déclaré le ministre de l'Intérieur centrafricain Henri Wanzet, lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Bangui. 

Une délégation composée de représentants du gouvernement, dont le ministre de l'Intérieur, de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et de l'Union africaine, a rencontré le chef du groupe 3R, à Niem-Yelewa, dans l'ouest du pays. 

"Nous avons rencontré Sidiki qui a reconnu la responsabilité de son groupe dans le massacre", a ajouté le ministre face à la presse.

Plus de 50 civils ont été tués la semaine dernière dans une série d'attaques, autour de la ville de Paoua (nord-ouest), près de la frontière avec le Tchad.

A la suite de ces tueries, le groupe armé avait remis à la justice trois de ses éléments. 

Le gouvernement et la Minusca avaient toutefois maintenu un ultimatum lancé au groupe, exigeant que tous les responsables du massacre soient transmis aux autorités centrafricaines et les barrières et bases des 3R démantelées.

"Nous attendons six autres noms qui ont été donnés par les éléments déjà arrêtés et Sidiki a reconnu qu'il existait d'autres personnes impliquées", a rapporté le ministre vendredi, ajoutant que le groupe avait promis de "chercher (ces éléments) qui se sont enfuis en dehors du pays".

Le groupe armé a assuré au gouvernement jeudi qu'il allait démanteler ses bases dans la région.

"Il y a des patrouilles qui se sont positionnées pour s'assurer de l'enlèvement des barrières avec un appui de l'hélicoptère de la Minusca", a assuré vendredi le directeur adjoint de la Minusca, Kenneth Gluck.

Un contingent des forces spéciales portugaises a quitté Bangui le 26 mai pour appuyer la Minusca dans la région.

Mercredi, un collectif regroupant des organisations de la société civile et des partis d'opposition avait dénoncé dans un communiqué l'absence "d'action forte" menée par le gouvernement alors que l'ultimatum avait expiré. 

Un accord de paix - dit de Khartoum, où il a été négocié - a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

AFP

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