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Sénégal - Plumer les hommes, une solution à la crise

Le Sénégal ainsi que la communauté musulmane  s’apprête à fêter l’Aid-el Kébir (fête du mouton plus couramment appelé au Sénégal Tabaski) dans quelques semaines. A Dakar, pour célébrer dignement la fête, les Sénégalais ne lésinent pas sur les moyens pour s'habiller.

Pour les filles adeptes du Mbaraan, comprenez par-là les femmes expertes en l’art de plumer un gogo (un homme), la solution est trouvée pour couvrir toutes leurs dépenses.

Selon les besoins du moment, elles ciblent soient des enseignants, des commerçants, des vendeurs de tissus, de produits cosmétiques, de mèches et greffages, des tailleurs, etc. Objectif: obtenir tout ce qu’elles désirent pour mieux paraître. Le tout sur fond de tromperie, nous apprend un reportage publié sur le site de Sudonline.

En cette période de veille de fête, le modus operandi est tout trouvé pour nombre de jeunes femmes pour assouvir leurs désirs matériels les plus fous. Chaussures, cheveux naturels (dont les coûts varient entre 100 et 1.000 euros). C’est parti pour une longue période de jeu de dupes entre mbaraneuses et coureurs de jupons, prêts à débourser des sommes folles, pour assouvir leur insatiable appétit sexuel.

Un petit tour dans les banlieues de la capitale dakaroise donne un net aperçu. Des jeunes filles rencontrées nous renseignent sur les multiples procédés pour ferrer les hommes.

«J’ai deux petits amis. Je vis avec mon beau-père qui est retraité. Ma mère est femme au foyer. Ils ne peuvent pas tout régler pour moi. C’est pour cette raison que je me suis dit que je peux avoir un autre mec. Je les gère tous deux comme il faut. L’un vient pendant la nuit, l’autre dans la journée et je ne pense pas que cela soit de la prostitution», confie Awa Camara.

Une autre jeune étudiante de 24 ans, M. W, en a un peu plus.

«J’ai trois mecs que je gère sans problème, vu que l’un vit en dehors du pays. La vie est dure, c’est pourquoi je ne peux pas avoir un seul petit ami. Un seul ne peut pas satisfaire tous mes besoins. Tout ce que veux, c’est qu’ils me financent», livre-t-elle.

Lu sur Sudonline

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