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Les businesswomen, moteur de la croissance économique en Afrique

Businesswomen: un nom tiré de l’anglais qui est rarement associé au continent africain, encore marqué par la pauvreté, le sida, l’analphabétisme… En ce qui concerne la condition des femmes, les organismes internationaux dénoncent avant tout leur précarité et les violences sexuelles qu’elles subissent.

C'est dans ce monde, et contre lui, que Bethlehem Tilahun a construit son entreprise de chaussures dans la banlieue d'Addis Abeba, la capitale de l'Ethiopie, qui lui a rapporté la bagatelle de 2 millions de dollars de ventes en 2011, rapporte le New York Times. Une réussite qui va, selon elle, à l’encontre du récit dominant sur l’Afrique:

«Nous avons inversé l'ensemble du paradigme», dit-elle fièrement.

Mais cette entrepreneure éthiopienne n’est pas la seule femme africaine à percer sur le marché.

Elle fait partie d'une vague d'entrepreneurEs africainEs dont le continent tire le plus grand profit économique dans un contexte de récession dans le monde. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l'Afrique connaîtra la plus forte croissance au cours des cinq prochaines années.

Cette année, la Banque mondiale a même annoncé, qu’un tiers des économies des 49 pays sub-sahariens vont croître à un rythme d’au moins 6%, alors que le taux de pauvreté a reculé d’environ 10 points au cours de la dernière décennie.

Et derrière cette embellie économique, on trouve des femmes. C’est en tout cas ce que révèle l’article du New York Times. Le grand quotidien américain revient sur la trajectoire de ces femmes dîplomées investies par une mission, celle d’entreprendre à partir de rien.

Au départ, Bethlehem Tilahun était accompagnée d’une poignée d’artisans. Aujourd’hui, sa société de chaussures emploie environ 100 employés. Elle a récemment ouvert un magasin au coeur de dans la capitale éthiopienne.

Bethlehem Tilahun a la rage de réussir et de démontrer que les Africains et Africaines de surcroît prennent leur destin en main.

«Nous avons essentiellement pris le contrôle de notre destin en contrôlant le message de marketing.»

Un volontarisme qui n’échappe pas aux observateurs économiques:

«En Afrique, on voit des femmes qui travaillent beaucoup», souligne l’économiste Markus Goldstein avant d’ajouter: «Elles sont très actives sur le marché du travail.»

Au XXIe siècle en Afrique, les femmes aux affaires sont de plus en plus influentes.

Lu sur New York Times

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