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Les enfants d'immigrés africains en France tiennent bon

Loin des clichés et des stéréotypes, la publication du rapport de l’Insee lève un coin du voile sur le vrai visage des immigrés en France. Qui sont-ils réellement et comment vivent-ils? L’édition 2012 de l’ouvrage Immigrés et descendants d’Immigrés en France publié ce 10 octobre, «tord le cou aux préjugés» comme le note à sa Une Le Parisien.

L’Insee qui s’intéresse pour la première fois aux enfants d’immigrés et à leurs trajectoires, dresse un portrait neutre et factuel, note Huffingtonpost.

Officiellement, la France compte 6,7 millions d’enfants d’immigrés. Même si leur condition sociale est toujours difficile, elle évolue nettement mieux que celle de leurs parents. Mais, l’Observatoire des inégalités note que tous les immigrés et leurs descendants ne sont pas égaux face aux discriminations, qui sont inhérentes à l’éducation et au marché du travail.

C'est notamment le cas des immigrés et de leurs descendants d'origine africaine qui rencontrent les difficultés les plus grandes. Elles s'expliquent principalement par leurs origines sociales alors que celles-ci s'estompent avec le niveau d'éducation.

Dans ce domaine, les inégalités au bac s’estompent, selon le rapport, rendu public ce 10 octobre. Seuls les fils et filles de l'immigration turque se distinguent: ils sont en situation de «sous réussite». A l'inverse, les enfants de l'immigration sud asiatique sont en «sur réussite». Tandis que, les filles du Maghreb et d'Afrique sahélienne obtiennent plus souvent le bac que les filles de parents natifs de France, relève l'Insee.

Malgré cette progression scolaire, les enfants d'immigrés peinent toujours à entrer sur le marché du travail. Les descendants d'immigrés d'Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche, un écart largement dû au niveau de diplôme, à l'origine sociale et au lieu de vie, mais dont une part reste «inexpliquée». Les auteurs de l’ouvrage se gardent bien d’attribuer cette situation à un quelconque racisme de la société.

«Si les discriminations existent, leur influence est difficile à mesurer», soulignent-ils.  

Les immigrés et descendants d’immigrés occupent bien souvent un emploi précaire que les Français dit de souche. Cinq ans après leur sortie du système scolaire, 11% de ces derniers sont au chômage, contre 29% des descendants d'immigrés d'Afrique.

Lu sur Huffingtonpost, Le Parisien

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