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Ces djihadistes français qui s'engagent au Nord-Mali

Une photographie publiée par RFI le 7 octobre confirme la présence de djihadistes français au sein des groupes islamistes du Nord-Mali révélée par Le Monde le 28 septembre, a indiqué  Radio France Internationale.

La photo, qui a été prise à Gao par une source de RFI, montre des hommes armés discutant à l’arrière d’un pick up. L’un d’entre eux porte un t-shirt noir et une arme automatique en bandoulière: il s’agit d’un Français se faisant appeler «Mohamedou» selon la source de RFI.

Si le djihadiste est «content d’être à Gao, "chez ses frères de lutte", (où) il se sent chez lui » comme l’a affirmé la source, RFI pose la question de la nature et des origines de l’engagement des Français aux côtés des groupes islamistes basés dans le Sahel.

Capture d'écran sur le site de RFI le 8 octobre

Affirmant qu’ils sont de plus en plus nombreux, et pour certains des binationaux, RFI tente de retracer les parcours de ces jeunes hommes venus combattre au Sahel.

«Pour brouiller les pistes, ils débarquent généralement à Dakar, au Niger, ou au Burkina Faso. Ils planquent leur passeport français et prennent leur passeport africain» pour voyager en toute discrétion, et revenir en France sans problème explique le site.

Certains ont pourtant perdu la vie dans ces épopées: ce fut le cas de «Kacam», arrivé en octobre 2011 au Nord-Mali pour soutenir le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Parlant parfaitement français (ce qui laissait croire qu’il avait vécu en France), «Kacam» le Capverdien s’est fait tuer au début du mois d’aout 2012 au Niger, après avoir ouvert le feu sur les forces de sécurité nigériennes.

RFI a indiqué qu’un autre Français se faisant appeler Abdoul Jelil, qui lui n’a «aucune ascendance étrangère directe», est resté à Tombouctou où il vit avec sa femme et ses enfants malgré l’arrivée des islamistes. Il aurait même épousé leur cause.

Lu sur Radio France Internationale

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