SlateAfrique

mis à jour le

Bronca contre le concert d'Iglesias en Guinée équatoriale

Pouvait-il en être autrement, au vu des tarifs annoncés pour pouvoir y participer?

Le concert que prévoit de donner la star mondiale Julio Iglesias, le 8 octobre, en Guinée équatoriale provoque une levée de boucliers dans le pays.

C’est ce qu’annonce le quotidien Le Parisien.

Il y a ceux qui dénoncent le coût exorbitant de la place pour pourvoir assister au spectacle: un demi-million de francs CFA, soit à peu près 750 euros (Pas moins!), dans un pays certes riche en ressources pétrolières, mais dont les quelques 600.000 habitants croupissent sous une pauvreté endémique.

Il y a aussi ceux qui dénoncent le principe même d’un tel concert, comme le souligne le site espagnol ABC .

En effet, «des groupes de défense des droits de l'Homme font pression sur la star espagnole, afin qu'il prenne ses distances avec les autorités de la Guinée équatoriale qui l'a invité».

Human Rights Watch (HRW) et EGJustice figurent parmi les ONG qui dénoncent ce concert prévu pour se dérouler au centre des conférences de Sipopo, complexe situé en bord de mer, à quelques kilomètres de la capitale, et construit en 2011 pour le sommet de l'Union africaine.

ABC rappelle que la construction dudit centre de conférences de Sipopo avait déjà coûté la bagatelle de 836 millions de dollars.

Les associations de défense des droits de l'homme qui s'élèvent contre le concert d'Iglesias y voient «une tentative du régime de redorer son image», indique Le Parisien.

Le concert est organisé par TNO Production, selon ce qu'on peut lire sur les affiches posées à travers les rues de Malabo, la capitale équato-guinéenne.

Cette société appartiendrait, selon le site espagnol ABC, à Teodorín Nguema Obiang, le fils du president, qui fait l’objet de poursuites judiciaires en France, en Espagne et aux Etats-Unis. Le site affirme d’ailleurs:

«Le concert de Julio Iglesias finance par le fils du dictateur de Guinée équatoriale.»

Julio Iglesias qui, toujours selon le site espagnol ABC, n’a toujours pas répondu aux ONG qui souhaitent avoir plus d’éclaircissements sur le financement de ce concert, est âgé de 78 ans.

C’est la toute première fois qu’il se rend dans cette ancienne colonie expagnole, dirigée d’une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang.

Lu sur ABC, Le Parisien

 

A lire aussi

La schizophrénie de Washington au sujet du clan Obiang

La bataille de Transparency International

Le monde selon Obiang fils (1/2)

Le monde selon Obiang fils (2/2)

Teodorín Obiang, l'enfant pourri gâté de la Guinée équatoriale