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L'Algérie va-t-elle connaître son printemps arabe?

«L’Algérie reste un pays en ébullition», a indiqué le site DNA (Dernières Nouvelles d’Algérie) le 5 octobre.

Pour preuve, le nombre de manifestations recensées par la police nationale, depuis le début de l’année, qui s’élève à 4.536.

Si ces mouvements de protestation sont largement moins nombreux qu’en 2010, où les autorités avaient enregistré entre 9.000 et 10.000 manifestations directement liées aux printemps arabe, leur nombre reste élevé et équivaut à un quota de 16 mobilisations par jour.

Les villes les plus touchées sont, sans grande surprise les trois villes du centre: Alger, Tizi Ouzou et Bouira, qui accumulent à elles seules 1.540 manifestations depuis le début de l’année.

Trois wilayas de l’est du pays (Bejaia, Annaba et Mila) se partagent elles 1.850 manifestations, soit plus d’un tiers du nombre total recensé.

Les raisons de ces contestations, pour le site DNA, sont directement liées à la crise du logement, l’absence d’eau potable, les coupures d’électricité et les pénuries de gaz butane qui se sont multipliées l’hiver passé.

Le général Hamel, chef de la police nationale, a d’ailleurs mis en garde les responsables locaux, le 2 octobre, en expliquant que de forts risques de tensions sociales se profileraient si la situation devait perdurer pendant l’hiver 2012-2013.

«Notre peuple est devenu capricieux, impatient et impulsif», a commenté pour sa part Dahou Ould Kablia, le ministre de l’Intérieur algérien, ne manquant pas de susciter au passage l’agacement du site DNA.

Si consigne a été donnée de mettre en place des concertations avec la population, et de tenter de privilégier le dialogue, le site DNA s’amuse tout de même à conclure son article en indiquant:  

«4536 mouvements de protestation depuis le début de janvier 2012, dire qu'il reste encore trois mois pour boucler l'année.»

Lu sur Dernières Nouvelles d'Algérie

 

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