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Le producteur de «L'Innocence des musulmans» sous les verrous

Fin de cavale pour Nakoula Basseley Nakoula. Le producteur du film anti-islam «L’Innocence des musulmans», a été arrêté à Los Angeles, par la police américaine, le 27 septembre, rapporte Los Angeles Times.

Le producteur d’origine égyptienne copte, 55 ans, avait déjà été condamné en 2010 pour fraude bancaire. Il a été arrêté pour avoir enfreint les règles de liberté conditionnelle liées à cette précédente condamnation, en diffusant sur Internet la vidéo, qui a provoqué une vague de violences à travers le monde.

Aux Etats-Unis, il avait été brièvement entendu par la police le 15 septembre dernier, quelques jours après que la polémique n'éclate sur le film et provoque des manifestations violentes dans plusieurs villes à travers le monde. La police avait alors aidé sa famille à le rejoindre deux jours plus tard. Depuis, il n’avait plus été vu.

En 2010, l'homme avait été condamné à 21 mois de prison pour fraude bancaire. Nakoula Besseley avait usurpé l’identité de plusieurs clients de plusieurs agences de la banque Wells Fargo en Californie pour leur soutirer des centaines de milliers de dollars. Le régime de probation qui lui a été imposé à sa remise en liberté provisoire stipulait l’interdiction d’utiliser Internet ou de se servir de pseudonymes sans l’accord préalable de son officier de probation.

Peu après son arrestation, le cinéaste égyptien a comparu brièvement devant un tribunal situé au centre de Los Angeles. Le procureur Robert Dungdale lui a reproché d’avoir enfreint à huit reprises les conditions de son contrôle judiciaire, notamment en faisant de fausses déclarations à son agent de probation et utilisé trois noms différents, dont celui de Sam Bacile, en tant que producteur du film. Interrogé sur ces faits, Nakoula Basseley a rejeté toutes ces accusations déclarant que son rôle s’est limité simplement à écrire le scénario.   

Dans une audience qui n'aura duré qu’une poignée de minutes, la juge fédérale Suzanne Segal, a renvoyé le prévenu en prison, sans possibilité, cette fois-ci, de libération sous caution.

 «La cour n’a pas confiance en l’accusé», car justifie-t-elle, il «risque de s’enfuir» et est «dangereux pour la communauté».

Pour des raisons de sécurité, Nakoula Basseley Nakoula avait le visage dissimulé sous une écharpe blanche, portait des lunettes de soleil et une casquette. Ce 27 septembre, il a passé sa première nuit en prison.

Lu sur Los Angeles Times

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