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Nouveau mardi de défilé étudiant

Des milliers d'étudiants défilent pour le dixième mardi consécutif dans le centre d'Alger, réclamant à nouveau le départ du "système" au pouvoir et le procès de ses figures.

"Ouyahia à El Harrach!", banlieue est d'Alger qui abrite une prison, où ont été incarcérés récemment plusieurs hommes d'affaires, scandent les étudiants, en référence à l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, entendu mardi par le Parquet d'Alger dans des dossiers de "dilapidation de fonds publics".

A Tizi-Ouzou, dans la région de Kabylie (à l'est d'Alger), quelques milliers d'étudiants défilent également, selon un journaliste local. D'autres défilés étudiants se déroulent aussi à Constantine, 3e ville du pays, Béjaia et Bouira (Kabylie), selon le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA).

"Le peuple veut juger Saïd", frère et conseiller du président Abdelaziz Bouteflika, crient également à Alger les étudiants et étudiantes qui sillonnent les rues autour de la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement des manifestations algéroises.

Le mouvement de contestation apparu le 22 février en Algérie a contraint Abdelaziz Bouteflika à démissionner le 2 avril, après 20 ans passé à la tête de l'Etat. Son frère Saïd est accusé par les manifestants d'avoir facilité l'obtention de marchés publics à d'importants hommes d'affaires avec lesquels il était lié et dont certains sont désormais en détention préventive.

Ali Haddad, ancien patron des patrons et PDG du n°1 du BTP privé en Algérie a été incarcéré début avril, après son arrestation à un poste-frontière avec la Tunisie. Trois frères de la famille Kouninef, propriétaire d'un autre important groupe de BTP, ont été écroués le 24 avril sur des soupçons de trafic d'influence.

Drapés pour la plupart dans le drapeau national, les manifestants qui marchent à Alger assurent qu'ils "manifesteront jusqu'au départ" de toutes les figures du régime, en tête desquelles le chef de l'Etat par interim Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui.

"Laissez nous construire un Etat de droit!", réclament de leur côté sur une immense banderole des étudiants de la Faculté de droit de Boudouaou, à 30 km à l'est d'Alger.

La présence policière est très discrète et aucun incident n'a été signalé dans l'immédiat.

AFP

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