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Kenya - La prière, une nouvelle méthode pour lutter contre le braconnage

Le 20 septembre dans le parc national de Nairobi, s’est tenue une cérémonie pour le moins originale: une cinquantaine de personnes se sont réunies à la tombée du jour pour prier ensemble autour des restes calcinés d’éléphants, indique le site du quotidien américain The Christian Science Monitor.

13 tonnes d’ivoire ont ainsi été brûlées par les participants, afin qu’elles ne tombent entre les mains des braconniers. Des représentants de différentes communautés religieuses (hindous, boudhistes, musulmans et chrétiens anglicans) ont invité les convives à prier pour demander pardon pour les dommages causés par l’homme sur l’environnement.

«Je pense que l'un des principaux points de convergence entre toutes les religions, est la protection de l'environnement et de ses créatures» a commenté Dekila Chungyalpa, directeur de l’association de défense de l’environnement Sacred Earth (Terre Sacrée).

Si lui est boudhiste, son message vise à rassembler dans une même lutte les organisations écologistes et les leaders de différentes communautés religieuses.

«Nous, les écologistes pouvons axer la discussion sur l'arrêt du braconnage, par exemple, en termes juridiques et écologiques. Mais ces chefs religieux peuvent l'encadrer dans un contexte moral, et parler du devoir spirituel d'agir pour protéger l'environnement

Hamza Mtunu, directeur du Conseil National Musulman de Tanzanie, a quant à lui expliqué que «dans le Coran, l'importance de la protection des animaux est non seulement abordée, mais il est aussi dit qu’il faut réagir si vous voyez quelqu’un porter atteinte à des animaux, ou à l’environnement».

Selon le groupe britannique Alliance of Religions and Conservation (Alliance Religions et Conservation), qui a participé à l’organisation de la cérémonie, il y aurait quelques 180 millions d’adeptes prêts à suivre les initiatives mêlant la religion au respect de l’environnement, et notamment en raison de l'envolée du nombre de cas de braconnage.

Lu sur The Christian Science Monitor

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