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Mali - Les indépendantistes touareg menacent de faire alliance avec al-Qaida

Les choses semblent se compliquer davantage au Nord-Mali. Les indépendantistes touareg sont prêt à reprendre les armes, mais pas contre les islamistes radicaux qui occupent toute la région.

Les indépendantistes touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont menacé ce 25 septembre de s’allier «aux groupes islamistes et terroristes», en cas d’intervention ouest africaine si un accord n’est pas rapidement trouvé avec Bamako, a rapporté Maliactu.net.  

«Nous mettons en garde contre toute intervention militaire dans l’Azawad sans qu’un accord ne soit trouvé au préalable entre le MNLA et les autorités de Bamako, sinon cette intervention pourrait nous amener à des alliances de circonstance avec les groupes islamistes et terroristes», a prévenu Ibrahim Ag Mohamed Asseleh, membre du Conseil de transition de l’Azawad, le gouvernement provisoire du MNLA.

Mohamed Assaleh, se trouve actuellement à Ouagadougou dans la capitale du Burkina Faso, où vivent également d’autres responsables du MNLA, dont le chef de la rébellion, Bilal Ag Achérif, en convalescence à la suite d’une blessure qu’il s’est faite en juin dernier dans des combats contre les groupes islamistes.

Après le coup d’Etat du 22 mars dernier à Bamako, la rébellion touareg du MNLA avait profité de la crise politique pour conquérir le nord du Mali avec le soutien des islamistes armés, alliés à al-Qaida. Mais ces derniers les ont ensuite supplantés.

«Malgré notre attente depuis très longtemps pour l’ouverture de dialogue, Bamako fait la sourde oreille», a souligné Ibrahim Ag Mohamed Asseleh, député malien ayant rallié la rébellion où il est devenu «ministre» chargé «des droits de l’Homme, des missions humanitaires et des Azawadiens de l’extérieur».

Il n’a pas manqué de lancer un appel au médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le président Blaise Compaoré, ainsi que la communauté internationale à mettre en place une commission de négociation à Bamako, conformément aux promesses du président intérimaire, Dioncounda Traoré.

Le 17 septembre dernier à Abidjan, une conférence s’est tenue entre les ministres des Affaires étrangères et de la défense des pays membres de la Cédéao pour plancher sur la nécessité d’une intervention militaire dans le Nord-Mali. Le déploiement d’une force ouest-africaine pour la reconquête du Nord, est imminent.

Lu sur Maliactu.net

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