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Algérie - La censure ne dit pas son nom au Salon du Livre

Le 17e Salon du Livre d’Alger n'est pas comme les autres. Dès l'inauguration le 20 septembre, un évènement n'a pas échappé à Maghreb Emergent: près de 300 titres ont été interdits de parution.

Pour Khalida Toumi, ministre de la Culture il «s’agissait d’ouvrages liés à la base idéologico-politique du terrorisme», refusant toutefois de les qualifier de «livres religieux», car précise-t-elle cette connotation comporte des milliers de livres disponibles en toute légalité.

En outre, Khalida Toumi a également refuté le terme «censure». A l’en croire, il s’agit simplement de se conformer aux lois et réglementations algériennes qui prohibent tous les «récits faisant l’apologie du terrorisme, du racisme, du colonialisme», s’est-elle justifiée.

Au cours de la cérémonie d’inauguration présidée par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, Mme Toumi n’a pas manqué de relever les paradoxes du salon du livre algérien, qui à son avis est devenu «le plus grand salon d’Afrique et du monde arable en termes de fréquentation», dépassant même «celui de Paris».

Mais le plus important relève-t-elle est que ce Salon «prenne une nouvelle orientation plus professionnelle pour être dédié aux professionnels». Les livres deviennent de plus en plus inaccessibles pour le lecteur algérien en raison des coûts relativement élevés en France.

La cérémonie d’inauguration de cette 17 e édition du Salon du livre d'Alger a été quelque peu éclipsé par un autre événement: la première sortie publique du président algérien Abdelaziz Bouteflika, depuis que de nombreuses rumeurs ont circulé sur son état de santé.

Lu sur Le Maghreb Emergent

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