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Génocide au Rwanda: Macron reçoit vendredi une association oeuvrant pour la "mémoire" et la "justice"

A la veille des cérémonies dimanche pour le 25e anniversaire du génocide au Rwanda, le président français Emmanuel Macron doit recevoir vendredi matin à l'Elysée des représentants de l'association Ibuka France, qui oeuvre depuis des années pour le "soutien aux rescapés" et la "mémoire". 

M. Macron pourrait également dévoiler vendredi la composition d'un "groupe de chercheurs" chargé d'examiner les archives françaises sur la période du génocide au Rwanda et sur la période d'engagement de la France au Rwanda de 1990 à 1994.

Les zones d'ombres sur le rôle de la France avant, pendant et après ce génocide - qui fit selon l'ONU au moins 800.000 morts d'avril à juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi - restent une source récurrente de polémique en France.

Ibuka France, fondée en 2002, est le pendant français d'Ibuka ("Souviens toi"), principale organisation de survivants du génocide au Rwanda.  

"Ibuka - Mémoire, Justice et Soutien aux rescapés" est une ONG oeuvrant "pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, la justice envers les responsables de crimes génocidaires et le soutien aux rescapés des massacres", précise le site internet de l'association.

Interrogé par l'AFP avant cette rencontre à l'Elysée, Marcel Kabanda, président depuis 12 ans d'Ibuka France, a déclaré y aller "en toute confiance". "C'est bien qu'un président de la République s'intéresse à nous, surtout dans le contexte de la commémoration de ce 25ème anniversaire. C'est un signe positif".

"Nous espérons que cette rencontre traduira une volonté de changement" dans l'attitude de l'Etat français, en particulier sur la "prise en compte de cette mémoire" et vers "davantage d'investissement dans la recherche des génocidaires et de la vérité", a-t-il relevé.

Pour M. Kabanda, il faut "avoir le courage d'ouvrir les fameuses boîtes des archives" françaises. "Il faut tout montrer, cela apaisera les esprits et les interrogations", a-t-il estimé.

Parmi les points les plus disputés figurent l'ampleur de l'assistance militaire apportée par la France au régime du président rwandais hutu Juvénal Habyarimana de 1990 à 1994 et les circonstances de l'attentat qui coûta la vie à ce même président le 6 avril 1994, élément déclencheur du génocide.

Convié très officiellement par son homologue rwandais Paul Kagame, M. Macron sera le grand absent des cérémonies de commémoration du génocide à Kigali dimanche. Il a finalement décliné l'invitation en invoquant des problèmes d'agenda.

Le président dépêchera aux commémorations le député Hervé Berville, orphelin tutsi rwandais adopté par une famille française en 1994.

AFP

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