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Une Algérienne nommée directrice de cabinet de Marine Le Pen

Personnalité politique relativement méconnue en France, et encore moins en Algérie, Charlotte Soula fera certainement parler d’elle dans les mois à venir en tant que nouvelle directrice de cabinet de Marine Le Pen depuis le 5 septembre. 

Candidate Front National aux dernières législatives dans le Pas-de-Calais (12e circonscription), Charlotte Soula, 43 ans, était arrivée en tête au premier tour avant d'être battue au second.

Charlotte n’est pas son premier nom. Avant sa conversion au catholicisme en 2006, Charlotte était Tamou. D’origine kabyle, la candidate aux législatives «avait finalement renié son véritable prénom kabyle Tamou pour n’assumer que le prénom français Charlotte», commente le site Algerie1.com.

Tamou a fait ses premières armes dans les cabinets de la droite française en tant que militante au Rassemblement pour la République (RPR). Elle a notamment été la secrétaire particulière de François Fillon au ministère de l’Education entre 2003 et 2005. La jeune femme serait également proche d’Henri Guaino, l’ancienne plume de Nicolas Sarkozy.

Le site algérien rappelle que l'adhésion au FN de Tamou date d’une rencontre avec Florian Philippot, ex-directeur stratégique de campagne de Marine le Pen à la présidentielle, lui-même candidat à un siège à l’Assemblée nationale.

Florian lui fait rapidement rencontrer Marine Le Pen qui séduit Tamou avec, selon cette dernière, «un vrai discours républicain prônant l’assimilation pour les étrangers et pas l’intégration».

En se convertissant et en changeant de prénom, Charlotte Soula a mis ces principes frontistes en conformité avec sa vie. Une recrue de choix pour le Front national, qui invite ainsi les immigrés en France à abandonner leur identité et leur culture. Mais Charlotte s'en défend:

«Personne ne m’a rien demandé au FN. Mais moi, je ne voulais pas être perçue comme la Rachida Dati du FN, la beurette de service», affirme-t-elle.

Lu sur Algérie1.com

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