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Algérie - Pourquoi le remaniement ministériel ne rime à rien

Que change l'arrivée de nouveaux ministres en Algérie? Pas grand-chose. Notamment quand le ministre de l’Intérieur (Dahou Ould Kablia) et des Affaires étrangères (Mourad Medelci), des postes clés, restent en place.

Annoncé puis attendu depuis les élections législatives, ce remaniement s’apparente davantage à un non-évènement.

Sur les 35 portefeuilles, Abdelaziz Bouteflika n’a finalement nommé que 11 nouveaux ministres.

Parmi les sortants, le vice-Premier ministre Yazid Zerhouni. Une sortie qui amuse le site Dernières nouvelles d'Algérie qui s’interroge sur l’utilité dans le passé d’un tel poste. La suppression de la fonction fait dire au site algérien que celle-ci ne servait à rien!

Le changement de taille (et encore) s’est déroulé la veille avec la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Après avoir passé quatre ans à la tête du gouvernement, Ahmed Ouyahia a donc été remercié. Il est remplacé par Abdelmalek Sellal, son ministre des Ressources en eau. Le quotidien francophone El Watan le présente comme «un homme du système».

«La nomination de cet énarque, de 64 ans, était presque attendue tant son nom est cité avec insistance depuis des années», poursuit le quotidien.

Le site d’information Maghreb Emergent fait un portrait assez sympathique du personnage. Le nouveau Premier ministre serait un homme de bonne compagnie qui a toujours une plaisanterie en poche pour amuser ses collaborateurs.

«Il a toujours le mot pour rire», écrit Maghreb Emergent, qui rappelle toutefois que Abdelmalek Sellal n’a pas brillé par ses déclarations et ses prises de position, mais bien par son dévouement à l’Etat algérien.

Un homme d’appareil et du système, dont les Algériens n’attendent rien de nouveau, peut-on lire sur les réseaux sociaux. 

Notons que la nomination de ce gouvernement coïncide avec l'affaire du diplomate algérien exécuté au Mali. 

Lu sur Maghreb Emergent, El Watan, DNA

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