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Kenya - Des femmes séropositives stérilisées sans leur consentement

Les hôpitaux publics kenyans sont épinglés dans l’enquête African Gender et Initiative Media sur les stérilisations forcées.

Selon l’enquête, basée sur des entretiens avec une quarantaine de témoins, «des femmes séropositives ont été systématiquement stérilisées sans leur consentement dans les hôpitaux publics», rapporte The Guardian.

Une femme d’une trentaine d’années, admise à l’hôpital après une fausse couche n’a été informée que plus tard de sa stérilisation.

«Le médecin m'a dit que j'étais séropositive et n'avait plus besoin d’avoir des enfants», a-t-elle confié.

Une autre femme «a accusé son médecin de l’avoir stérilisée pendant une césarienne en 2007». Elle n’a été informée qu’après s’être «plaint à un autre membre du personnel de douleurs sévères à l'estomac», révèle le rapport. Lorsqu’elle a voulu en savoir plus, le personnel médical lui a dit qu’elle avait été stérilisée à cause de sa séropositivité et qu'ainsi elle «n’amènerait plus de problèmes dans sa communauté».  

Cette pratique est visiblement très répandue dans les hôpitaux publics au Kenya et les cas révélés dans l’enquête ne reflètent qu’une infime partie de cette réalité.

Outre les femmes séropositives stérilisées sans leur consentement, d’autres subissent des pressions du personnel médical pour avoir leur consentement. Par exemple, le personnel soignant menace de leur «refuser un traitement antirétroviral ou du lait pour bébé si la femme n'était pas d'accord à la procédure», détaille The Guardian.

Lu sur The Guardian

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