SlateAfrique

mis à jour le

La Tunisie va finir par se transformer en poubelle

L’accumulation des déchets à tous les coins de rue continue à faire parler d’elle en Tunisie. Les municipalités, confrontées aux manques de décharges, à des moyens financiers insuffisants et à des lacunes en termes de compétences techniques, peinent à résoudre le problème.

C’est ce que rappelle La presse deTunisie, qui fait néanmoins état d’une possible évolution de la situation.

Selon le site, l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), prévoit d’entamer prochainement une vaste étude des programmes en place. Suite à cela, une stratégie pour une gestion intégrée devrait être mise en place.

L’agence, qui regrette que les autorités n’interviennent qu’en cas de crise, souhaiterait, à l’inverse, voir naître de vraies politiques efficaces. L’objectif étant que les situations semblables à celles de cet été, fréquemment relayées par Kapitalis, ne se reproduisent pas.

Le site Internet indiquait le mois en août que, d'après le ministre de l'Intérieur, si 55% des déchets accumulés dans les rues avaient finalement été collectés, la situation ne serait totalement maîtrisée qu’en janvier 2013.

Doutant de la réelle capacité d’action du gouvernement, Kapitalis notait alors que, sous la dictature de Ben Ali, les mêmes moyens permettaient d'assurer nettement plus de propreté dans les agglomérations. Problème chronique depuis la révolution, la salubrité publique aurait pris une ampleur inédite sous le gouvernement Jebali.

Face à cette situation critique, l’Anged appelle les populations à agir par eux-mêmes en attendant que les choses changent au niveau des institutions. La presse de Tunisie relate ainsi la manière dont l’agence incite les habitants à une auto-organisation par quartiers, à une réduction de leurs déchets ainsi qu'à leur recyclage.

Reste que, comme le rappelle le site, aucun système de collecte de déchets recyclables n’existe actuellement, et ce, malgré les 140 sociétés présentes sur le territoire dépendantes de ce domaine.

Lu sur Lapresse.tn Kapitalis

 

A lire aussi

POurquoi les rues tunisiennes sont-elles aussi sales?

«Nous avons fait une révolution, asumons-la jusqu'au bout»

Pourquoi l'Algérie n'attire pas les touristes?