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Maroc - Peut-on interdire le port du voile dans un club chic de Casablanca?

Les «vacances au bled» sont gâchées pour les Ajouhi. Après s'être faits interdire d'accès au Tahiti Beach Club, un complexe balnéaire huppé à Casablanca, au maroc, ils ont décidé de saisir la justice.

 

A l'origine de l'affaire, le voile (hijab) que portait Mme Ajouhi, le 1er septembre, alors que la famille arrivait pour passer des vacances paisibles dans ce complexe hôtelier. Le couple maroco-canadien et leurs deux enfants, se voit d’abord interdit d’accès au complexe du Club par le vigile. Le mari veut en savoir plus sur cette «interdiction formelle mais sans arguments valables», rapporte le site marocain Le Soir-Echos.

«J’ai été reçu par la gérante de l’établissement dans son bureau. Cette dernière m’a affirmé que le voile est formellement interdit au club et que c’est le règlement depuis longtemps», raconte-t-il.

Pendant ce temps, son épouse reçoit une proposition du vigile qui lui fait clairement comprendre que le voile n’est pas le bienvenu dans le club.

«Le vigile m’a dit que je pouvais facilement entrer, à condition d’enlever le voile. J’ai dit non!», a-t-elle rapporté au journal marocain.

Face à ce refus que le couple essuie dans son pays d’origine, le mari décide de porter plainte pour discrimination.

«Pour ce père de famille, l’objectif n’est pas de parler religion, mais tout simplement de revendiquer ce qui est un droit constitutionnel», précise Le Soir-echos.

«Comment est-ce possible que ça puisse m’arriver dans mon pays; celui de mes ancêtres? Je voyage beaucoup avec ma petite famille. Hélas, de tous les pays qu’on a visités, mon pays est le seul où on nous a traités de la sorte… C’est triste!», se désole le mari.

Au Maroc, pays majoritairement musulman, «le port du voile semble devenir un véritable problème de société», conclut le journal.

Lu sur Le Soir-Echos

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