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L'ivoire, le nerf de la guerre dans l'est de la RDC

Après les minerais de la guerre exploités dans l'est de la République démocratique du Congo, il faut maintenant parler de l’ivoire de la guerre.

«Comme les diamants du sang de la Sierra Leone ou de minerais pillés en RDC, l'ivoire, est la ressource la plus récente des conflits en Afrique, traînés hors des zones de combat à distance, facilement convertis en espèces et pour alimenter maintenant les conflits à travers le continent», rapporte The New York Times.

Dans un reportage, le quotidien new-yorkais, revient sur le braconnage de vingt-deux éléphants (dont plusieurs jeunes) tués dans le parc national de la Garamba (Province Orientale, dans l’est du Congo), non loin de la frontière avec l’Ouganda.

Le montant de l’ivoire emporté est évalué à plus d’un million de dollars (près de 793.000 euros). L’argent récolté du commerce clandestin de l'ivoire permet de financer des guerres.

Paul Onyango, garde forestier en chef du parc de la Garamba, met en cause l’Ouganda voisin:

«Un hélicoptère de l’armée ougandaise a été détecté dans le parc avant de faire brusquement demi-tour après avoir été identifié.»

«Certains groupes armées d'Afrique les plus notoires, tels que l'Armée de résistance du Seigneur, les shebabs et les Janjawids au Darfour, traquent les éléphants et vendent leurs défenses (ivoires) pour acheter des armes afin de soutenir leur rébellion, précise le site américain. L'armée ougandaise, l'armée congolaise et militaires du Sud-Soudan, récemment indépendant, ont été impliqués dans le braconnage des éléphants et le commerce de l'ivoire», ajoute encore le garde forestier.

Il faut souligner aussi que les soldats congolais sont souvent arrêtés à cause du trafic illégal de l’ivoire.

Lu sur The New York Times

 

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