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Le Niger met en garde des demandeurs d'asile soudanais contre des "troubles"

Le Niger a mis en garde un millier de demandeurs d'asile soudanais d'un camp onusien d'Agadez (nord), qui manifestent régulièrement pour exiger l'accélération de leur dossier de demande de statut de réfugiés, a rapporté vendredi la radio d'Etat.

"Ils ont encore manifesté en début de semaine sur le camp en insultant copieusement le personnel local", a affirmé à l'AFP un élu d'Agadez. 

Les protestataires "ont même jeté des pierres sur une équipe du HCR (Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés)", a raconté un journaliste d'une radio privée d'Agadez. 

"Nous avons eu des informations que des troubles se préparent (encore)" et "donc nous leur avons dit que l'Etat du Niger n'acceptera pas l'installation de l'instabilité dans le camp", a déclaré à la radio d'Etat Sadou Soloké, le gouverneur d'Agadez qui s'est rendu dans le camp. 

"Le Niger n'acceptera d'aucune manière qu'on lui mette la pression", a prévenu M. Saloké, qui assure que son administration "étudie les cas" des demandes d'asile. 

Les "troubles ne sont pas de nature à entretenir la coexistence pacifique avec la population", a-t-il déploré. 

Quelque 1.400 Soudanais ayant fui depuis 2017 l'insécurité et l'esclavage en Libye ont été installés dans un camp de l'ONU dressé sur 5 hectares à 10 km d'Agadez, la plus grande ville du nord désertique du Niger, proche de la Libye, selon la radio. 

Avant leur installation dans ce camp, ces Soudanais vivaient mêlés à la population et étaient accusés de "vols et de viols", par les autorités et les habitants d'Agadez. 

"Si vous ne respectez rien, ça sera très difficile de vous aider et la communauté locale sera très en colère", avait prévenu Filippo Grandi, le haut commissaire de l'ONU aux réfugiés, qui a rencontré ces demandeurs d'asile en juin 2018 à Agadez. 

Mi-décembre 2018, des réfugiés soudanais évacués de Libye avaient manifesté pendant plusieurs jours devant le HCR à Niamey pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d'accueil, notamment en Europe. 

Des centaines de réfugiés, en particulier Ethiopiens et Erythréens vivant à Niamey, ont pu être réinstallés en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et en Finlande et d'autres attendent encore un pays d'accueil. Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait promis que le Niger continuerait à accueillir des demandeurs d'asile mais avait souhaité qu'ils "ne restent pas longtemps" dans son pays. 

AFP

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