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L'histoire des migrants abandonnés sur un îlot en face du Maroc

Les côtes espagnoles sont depuis longtemps un point de passage de l’immigration clandestine africaine.

Les îlots et les rochers de la souveraineté espagnole sont de plus en plus prisés par les migrants subsahariens, qui peuvent rejoindre les côtes espagnoles à la nage ou en bateau.

Le 29 août à l’aube, seize Africains subsahariens ont tenté de rejoindre les terres espagnoles, par une petite île inhabitée, située à 100 mètres de la côte espagnole. Un nouveau cas d’immigration clandestine qui n’a pas été pris en charge par le ministère espagnol de l’Intérieur.

Trois mineures et trois femmes enceintes présentes sur l'îlot ont toutefois été secourues et conduites à Melila. 

Le quotidien espagnol El Pais rapporte que dix des seize clandestins seraient toujours sur l’île car le ministère n’aurait pas encore décidé de la suite du voyage. Deux options se présentent: les laisser sur place ou les déplacer.

L’îlot est espagnol, donc tout ce qui s’y passe relève de la responsabilité du gouvernement de Mariano Rajoy. Et bien que la distance avec le Maroc ne soit pas très grande, il n’est pas sûr que tous les migrants sachent nager.

Les discussions continuent pour savoir s’il faut laisser ou déplacer les immigrés. Une nouvelle alternative qui crée la polémique. Cet archipel situé à 92 km de Melilla devient une porte d’entrée de plus en plus convoitée pour entrer en Espagne. La pression migratoire sur les côtes espagnoles ne cessent d’inquiéter les autorités espagnoles et marocaines.

Capture d'écran El Pais

Lundi 27 août, les représentants des polices marocaine et espagnole se sont rencontrés à Madrid pour discuter de la pression migratoire qui s’exerce aux portes de l'enclave de Melilia. 

Lu sur El Pais

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