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Cinéma : les échos du Fespaco

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) inaugurait dimanche soir, pour son cinquantenaire, une "Celebrities night". Recueil de propos des diverses personnalités invitées et avis divers sur l'avenir du cinéma africain.

FIERTE - Isaka Sawadogo, acteur de cinéma et télévision burkinabè : "Un demi-siècle de festival, ça représente une fierté, c'est l'âge de la pérennité. Je suis très optimiste pour l'avenir, il y a un engouement de la jeunesse pour les métiers du cinéma. Le Festival est un tremplin pour la jeunesse qui veut se lancer".

DEFI - Daniel Diamou, réalisateur burkinabè : "le cinquantenaire, c'est un défi pour nous les jeunes, de continuer à faire de bons films comme nos ainés". 

AMERIQUE - Annette Uwizeye, réalisatrice et productrice rwandaise : "Le cinquantenaire anniversaire c'est spécial. Pourquoi ne pas passer maintenant à une autre étape pour les cinquante prochaines années ? Que les Africains fassent des films non plus sur l'Afrique, mais sur le reste du monde. Par exemple un film sur l'Amérique". 

PREMIERE DAME - Sika Bella Kabore, épouse du président de la République burkinabè : "Le cinquantenaire du festival, c'est une chose qu'on ne vit qu'une fois. Je vais en profiter. J'irai voir beaucoup de films".

DEUXIEME PATRIE - Clarence Thomas Delgado, réalisateur et producteur sénégalais : "Ici c'est ma deuxième patrie. Le Fespaco, c'est notre seul vrai festival africain".

UNION - Leila A. Tall, actrice burkinabè : "J'aimerais que les producteurs soient plus soudés, pour qu'on ait plus de financements, qu'on soit unis. Je pense qu'on ferait de meilleures productions en s'associant aux autres pays africains. L'union fait la force !". 

BANQUE - Seydou Richard Traore, producteur burkinabè : "Pour relancer le cinéma africain, il faudrait une banque de la Culture, comme il y a des banques pour l'agriculture. Au Burkina Faso le ministère de la Culture n'hérite que de 0,34% du budget de l'Etat. Les actes ne suivent pas les discours. Il y a une tendance malencontreuse à croire que quelqu'un d'autre va venir financer notre culture. Mais c'est notre culture qui doit offrir quelque chose aux autres".

CONFIANCE -  Norah Kafando, actrice burkinabè : "Le cinéma africain bouge beaucoup, il y a plus d'organisation, les acteurs prennent de plus en plus confiance en eux. Mais il y a toujours le problème du manque de salles. Et aussi parfois de la qualité des films. Il y a beaucoup de productions, mais on gagnerait à aborder des thèmes ayant plus de poids".

AFP

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Fespaco: le cinéma africain rattrapé par #MeToo

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