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Les Comoriens de Marseille, vaches à lait des tour-opérateurs?

Victimes d’arnaques à répétition, les Marseillais d’origine comorienne ont encore fait les frais des agences de voyages.

Un phénomène qui se banalise, comme le raconte le quotidien régional La Marseillaise.

Au mois de juin, 280 personnes avaient acheté des billets d’avion à la compagnie Méditerranée Europe Tourisme (MET). Direction Moroni, avant de rentrer, début août à Marseille.

Mais, au dernier moment, la MET annule tous les billets retour.

Résultat, 280 Marseillais sont restés bloqués à Moroni, capitale des Comores.

Les rapatriements ont commencé. Mais là encore, tout n’est pas simple.

Si certains sont déjà rentrés grâce à une autre compagnie, ceux qui n’ont pas les moyens, eux, connaissent un retour plus pénible.

Moyennant 350 euros par personne, la France a commencé à les rapatrier le 21 août 2012. Le ministère du Transport et du Tourisme aux Comores, qui salue cette mesure, la juge toutefois insuffisante:

«La France a proposé de rapatrier les vacanciers moyennant 350 euros par passager jusqu'à Paris, mais il leur faudra ensuite payer le train Paris-Marseille. Prenez une famille de trois personnes, ça fait beaucoup pour un vol de sinistrés.»

Basée à Marseille, la «plus grande ville comorienne au monde», la MET a immédiatement fait l’objet de poursuites judiciaires.

Mais, le même jour, la société annonce «une faillite et dépose le bilan», assure le ministère comorien.

Président du Conseil représentatif des Français d’origine comorienne, Nassurdine Haidari dénonce la recrudescence de ces arnaques:

«Il y a une accumulation de fausses compagnies qui se créent depuis la catastrophe de la Yemenia, ils savent que la communauté franco-comorienne est pauvre, ils les attirent, vendent plein de billets et profitent d’eux»

 

Lu sur La Marseillaise

 

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