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Tunisie - Un élu français agressé par des salafistes à Bizerte

Les vacances de Jamel Gharbi ne se sont pas déroulées comme prévu. Cet élu régional sarthois s’est fait agresser par une cinquantaine de salafistes à Bizerte, ville dont il est originaire.

Alors qu’il rentrait d’un festival de musique, de danse et de théâtre, avec sa femme et sa fille, Jamel Gharbi a été pris a partie par un groupe d’une cinquantaine de salafistes.

Ces derniers n’auraient pas apprécié la manière dont été vêtue l’épouse et la fille Gharbi. Des tenues qui n’avaient rien de choquant pour le père de famille assaillis par ses agresseurs à coups de «matraques et de gourdins».

Le Figaro rapporte le témoignage de l’élu:

«Personne ne m'a secouru. Je n'ai dû mon salut qu'au fait que j'ai réussi à m'enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m'auraient lynché.»

Le quotidien précise que Jamel Gharbi «a porté plainte en Tunisie avant de revenir en urgence en France. Victime de nombreuses contusions, il se repose actuellement chez lui, où il s'est vu prescrire quinze jours d'incapacité totale de travail (ITT)».

Jamel Gharbi n’est pas la seule victime de ces «fous de dieux» qui semblent peu goûter aux activités culturelles comme le rappelle le journal français:

«Cinq autres blessés ont été recensés, dont un membre de l'organisation du festival. Le groupe a aussi saccagé, notamment, des instruments de musique. Les forces de l'ordre sont intervenues à coups de gaz lacrymogène et quatre personnes ont été interpellées. Sous la menace d'attaques de groupes salafistes, un concert et un spectacle comique avaient déjà été annulés mardi et mercredi dernier. D'autres manifestations culturelles ont subi le même sort.»

Lu sur Le Figaro

 

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