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Vers des tests ADN pour les migrants-délinquants en Suisse?

L’immigration liée aux révoltes du printemps arabe fait des dégâts en Suisse. Le chef de la police jurassienne suisse «réclame la récolte systématique des profils ADN des requérants d'asile», rapporte l’édition suisse de 20minutes.

Un dispositif qui, s’il est mis en place, est censé aider la police confrontée «à une hausse sans précédent des vols de tous genres commis par des immigrés d'Afrique du Nord».

Les premiers visés sont les Tunisiens «mais aussi, plus marginalement, les Algériens et les Marocains».

20minutes précise les propos du chef de la police en expliquant «qu'il ne s'agit pas d'une question de nationalité, mais de profil des requérants. Il ne s'agit pas de famille, comme dans les années 90 lors de l'immigration consécutive à la guerre des Balkans».

Et le policier d'ajouter:

«On a des hommes seuls, âgés entre 18 et 30 ans, qui n'ont aucune chance d'obtenir un statut en Suisse. Il est juste impossible de les sociabiliser.»

Une annonce qui a fait réagir le site tunisien Kapitalis. Si le journaliste fustige l’idée de recourir à une telle mesure, il n’en oublie pas moins de jeter la pierre à ses compatriotes:

«Ces requérants tunisiens, vrais et faux réfugiés, sont champions toutes catégories pour les délits commis en Suisse. Selon les dernières statistiques, nos compatriotes, qui ne représentent pourtant que 6% de la population des requérants ayant commis une effraction, cumulent a eux seuls le tiers des délits. Ils bénéficient d’une double étiquette dont on se serait bien passé: "multirécidivistes" et "impunis"!»

Un comportement qui inquiète par ailleurs la communauté tunisienne suisse:

«La communauté tunisienne vivant en Suisse est consternée face aux méfaits de leurs concitoyens-délinquants. Les Tunisiens en situation régulière, et dont certains possèdent également la nationalité suisse, craignent qu’un jour ils devront payer pour ce printemps des révolutions qui a certes sauvé les pays arabes de la dictature mais a entraîné aussi, dans son sillage, l’exode et la délinquance que connaît actuellement la confédération Suisse», conclut Kapitalis.

Lu sur Kapitalis et 20minutes.ch

 

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