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Eléphants, buffles et antilopes: nouvelles cibles des rebelles en RDC

Dans la semaine du 13 au 18 août, le parc des Virunga, province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, a encore vu ses pensionnaires tués.

Au total, quatre buffles et treize antilopes ont été abattus dans ce parc, inscrit au patrimoine de l’Unesco.

«La société civile locale de Vitshumbi (Nord-Kivu) accuse les rebelles du M23, les militaires de la force navale et la coalition FDLR-Maï-Maï d’être les responsables de cet acte», note Radio Okapi.

Radio Okapi poursuit:

«Un responsable de ce parc a confirmé ces allégations, lundi 20 août, et souhaité que les auteurs de ces actes soient traduits en justice».

Des témoins ont affirmé à la radio onusienne que «les rebelles du M23 ont ouvert un dépôt de vente de viande de buffles et d’antilopes» dans une localité avoisinante.

Plusieurs groupes armés congolais et hutus, qui sévissent dans la région, trouvent refuge dans ce parc. Ces derniers s’attaquent aussi aux patrouilles des gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), chargé de l’administration du parc.

«Au mois de juillet dernier, le Réseau de communicateurs environnementalistes du Nord-Kivu (RCEN) avait accusé les rebelles M23 d’y avoir implanté un centre de formation de ses nouvelles recrues. Les responsables de cette ONG redoutaient déjà que l’activité des rebelles ne puisse troubler la quiétude des animaux dans ce parc», précise Radio Okapi.

«Dans un centre de formation, il y a des coups de feu matin, midi et soir. Ces coups de feu vont troubler la quiétude des animaux, qui vivent tranquillement dans cette forêt», s’était plaint Tuver Wundi, le coordonnateur de ce réseau.

Il n’y a pas que le parc des Virunga qui est confronté à cette situation. Le parc d’Epulu, en province Orientale, a vu aussi ses buffles, éléphants et okapi abattus, alors que c’est une espèce protégée.

Il y a fort à parier que les animaux ne seront pas épargnés par les différentes rébellions et groupes armées actifs dans cette région.

Pour se nourrir, lorsqu’ils ne se servent pas sur la population, c’est dans le parc qu’ils le font. Certains groupes armés s’adonnent aussi à l’exploitation illicite du bois dans le parc des Virunga.

Lu sur Radio Okapi

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