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Il ne fait pas bon vivre dans les grandes villes africaines

Il ne fait pas bon vivre à Casablanca. Mais les Marocains peuvent se consoler, car la situation est pire à Alger.

C’est ce que révèle The Economist Intelligence, supplément de l’hebdomadaire britannique du même nom.

Sur les 140 villes sélectionnées, Casablanca arrive à la 112e position. Pire, Alger arrive à la 135e place. Et que dire de Douala et Tripoli, qui ferment la marche du classement, juste devant Dacca, capitale du Bangladesh, bonne dernière.

Le quotidien algérien  DNA n’est pas surpris du classement d’Alger:

«Alger est dépourvu de lieux de loisirs, les salles de cinéma se comptent sur les dix doigts de la main, la circulation automobile y est épouvantable et ses habitants se plaignent de la saleté des trottoirs. A tout cela s'ajoutent aujourd'hui les coupures fréquentes du courant électrique ainsi que les coupures en eau potable.»

Le tableau est tout aussi sombre pour l’Afrique de l’Ouest. Abidjan, poumon économique de la zone arrive à la 134e position.

La revue a créé un indice pour classer ces villes. Entre autres, la compétitivité économie, la stabilité des institutions, la qualité des infrastructures, la dynamique démographique, l’environnement, la santé, la culture et certaines données sociales.

Pas surprenant, donc, que Tripoli soit classée comme la plus «invivable» des villes africaines.

Lu sur DNA, The Economist Intelligence.

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