SlateAfrique

mis à jour le

L'Afrique du Sud plus attractive que l’Europe

Les raisons qui poussent certains Africains à se tourner vers l’Afrique du Sud ne manquent pas et les atouts sont considérables.

D’abord, les visas. Pour les destinations européennes, les démarches administratives peuvent être longues et fastidieuses. Pour l’Afrique du Sud, les visas ne sont certes pas distribués, mais les démarches sont moins complexes que pour des pays d’Europe ou d’Amérique.

En plus, le niveau de vie y est «moins élevé qu’en Europe, accessible, dynamique et stable, l'Afrique du Sud offre de nombreux atouts. Le pays est ainsi devenu la destination préférée des élites africaines pour les vacances, les études, les affaires, ou pour se soigner», souligne Jeune Afrique.

Le niveau de développement de l’Afrique du Sud n’a pas un grand décalage comparé aux pays d’Europe.

Grands centres commerciaux, complexes sportifs, routes et mobilités, l’Afrique du Sud «est devenue une destination de prédilection pour les élites subsahariennes, qui peuvent s'appuyer sur vingt années de stabilité politique depuis la fin de l'apartheid, en 1991, une croissance économique continue, des infrastructures de qualité, des liaisons aériennes régulières avec les autres capitales africaines», avance l'hebdomadaire francophone

Bien plus, l’émergence d’une classe moyenne est une réalité qui prend de plus en plus d’ampleur au pays de Nelson Mandela.

Même si, à propos des opportunités d’affaires et de la possibilité de faire des hautes études, l’Afrique du Sud doit encore soigner son image.

«On peut vivre comme en Europe ou aux États-Unis. Il y a énormément de loisirs et, grâce aux infrastructures, on a le temps d'en profiter. Il n'y a pas de pannes d'électricité ou de problèmes quotidiens qui pourraient prendre du temps. L'Afrique du Sud a une mauvaise image, avec la criminalité et la xénophobie, mais ce n'est pas mérité. C'est un pays en pleine croissance qui offre une multitude de possibilités», explique Edem Lassey, un Ghanéen de 31 ans, au magazine.  

Le climat propice aux affaires a déjà attiré du monde. Des hommes d’affaire, parmi eux l’homme le plus riche d’Afrique, le Nigérian Aliko Dangote, ont créé il y a trois ans l'African Leadership Academy (ALA), un lycée international ouvert aux étudiants qui viennent de 35 pays africains.

Et les ouvertures dans le secteur minier ne manquent pas dans ce pays d’Afrique qui a une longue expérience et des connexions avec certaines multinationales australiennes et canadiennes.

Autant d’éléments qui militent pour des nouveaux investissements. Et c’est vers l’Afrique du Sud que se tourne une grande partie des investisseurs du contient.

Comme l’explique, Tamsin Freemantle, chef du développement des marchés africains, à la Bourse de Johannesburg :

«Le Johannesburg Stock Exchange représente déjà 60 % des opérations sur le continent. Le nombre important de Subsahariens dans notre secteur va forcément favoriser cette évolution.»

Ce tableau idyllique ferait croire que tout est rose au pays Arc-en-ciel de Nelson Mandela. Cela n’est pourtant pas le cas, le taux de criminalité reste élevé.

Lu sur Jeune Afrique

A lire aussi 

Paris ne fait plus rêver l'Afrique

Angola-Portugal, la colonisation à l'envers

Immigration: le grand mensonge européen

La dérives des «blancs moisis»