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Recherché par Abuja, un chef biafrais annonce être "au Royaume-Uni"

Libéré sous caution au Nigeria avant de disparaître, un chef séparatiste biafrais a annoncé samedi sur son compte Twitter qu'il se trouvait en Grande-Bretagne, après plus d'un an d'absence avec juste une apparition en Israël. 

"Je suis de retour au Royaume-Uni pour poursuivre notre excellent travail visant à libérer #Biafra de la pénombre, Nigeria", écrit Nnamdi Kanu, qui dirige le groupe des peuples autochtones du Biafra (IPOB), sur son compte Twitter. 

Nnamdi Kanu, qui fait face à des accusations de trahison à Abuja, a été libéré sous caution sous des conditions strictes l'année dernière. Il n'a plus jamais comparu pour son procès depuis. 

Sur une photo postée sur le même compte Twitter, l'ancien agent immobilier de Londres apparaît à l'extérieur de l'aéroport de Leeds Bradford, dans le nord de l'Angleterre, vêtu d'un manteau et d'un pull d'hiver. La photo n'est pas datée, mais aurait été prise ces derniers jours.  

Le même compte Twitter - @MaziNnamdiKanu - a été utilisé depuis l'annonce de sa réapparition en Israël en octobre dernier. 

Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué: "Nous avons aidé un Britannique en Israël". "En raison de nos obligations en vertu de la loi sur la protection des données, nous ne pouvons entrer plus dans les détails." 

Kanu, qui dirige également Radio Biafra (interdite), estime que le peuple igbo, majoritaire dans le sud-est du Nigeria, est une tribu perdue d'Israël. Il considère que le Biafra, région igbo du sud-est du pays dont il réclame l'indépendance, est la terre promise.

Il n'avait pas été vu depuis une opération militaire contre l'IPOB et ses partisans dans sa ville natale d'Umuahia en septembre 2017, ouvrant la voie à de nombreuses spéculations sur l'endroit où il pouvait être.

Agé d'une quarantaine d'années, Kanu a été arrêté à son arrivée au Nigeria en provenance de Grande-Bretagne fin 2015 après avoir appelé à la création de l'Etat du Biafra. Son arrestation et sa détention ont déclenché d'importantes manifestations et provoqué des affrontements avec les services de sécurité. Il a finalement été libéré sous caution. 

Il a dû rendre ses passeports britannique et nigérian comme condition de sa libération dans l'attente de son procès à Abuja, la capitale. 

Les revendications politiques liées au Biafra sont un des nombreux problèmes de sécurité auxquels le président Muhammadu Buhari est confronté alors qu'il vise sa réélection le 16 février prochain. 

Kanu a été vu pour la dernière fois au Nigeria en septembre 2017, avant que l'armée nigériane ne fouille sa maison familiale à Umuahia, la capitale de l'État d'Abia, lors de la répression de l'IPOB et de ses partisans. 

Sa famille et ses partisans ont dès lors affirmé qu'ils n'avaient plus aucune nouvelle et qu'ils le craignaient mort ou secrètement détenu, mais en octobre 2018, une vidéo où il apparaît en train de prier en Israël a été publiée sur les réseaux sociaux. 

Une précédente déclaration unilatérale d'indépendance du Biafra, en 1967, avait déclenché une terrible guerre civile qui avait duré 30 mois et fait un million de morts, notamment du côté des Igbo, affamés et affaiblis par le blocus de l'armée sur la région.

AFP

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