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L'Egypte, nouvelle terre d'accueil des réfugiés syriens

Après Alger, la ville du Caire. Et la liste n’est pas prête de s’arrêter si la crise syrienne continue de s’enliser.

La guerre dure depuis plus d’un an et a provoqué le déplacement à l’intérieur de la Syrie et dans les pays limitrophes. Mais pas seulement. 15.000 réfugiés auraient rejoint l’Egypte, rapporte le Huffington Post.

Le Caire renoue donc avec une époque où la capitale égyptienne accueillait les opposants politiques anticolonialistes, comme le Front de libération nationale (FLN).

Ibrahim est l'un d'entre eux. Il habitait la banlieue de Damas avant de venir s'installer au Caire avec sa famille.

«Les services de sécurité multipliaient les arrestations. Comme nous avions pris part à la contestation, et avec la multiplication des agressions de l'armée sur notre quartier au cours du mois de mai dernier, nous avons décidé de partir. Si nous avons choisi l'Egypte, c'est avant tout en raison des facilités de visas accordées aux Syriens et à la liberté d'expression dont nous bénéficions ici, comparé aux autres pays de la région», confie-t-il.

Ibrahim donne des cours d’arabe par Skype. Mais, très vite, le régime a contrôlé et verrouillé Skype pour éviter que les activistes n’envoient des informations et vidéos.

Des structures d’accueil ont été mise en place en Egypte, notamment par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) ou l'ONG Caritas. Hassi est un jeune artiste érythréen.

Il anime des ateliers d'art plastique et de théâtre pour que les enfants de réfugiés, laissent libre cours à leur imagination. Sauf que celle-ci est entachée par la violence  de la guerre.

 «Quand on leur demande de faire un dessin, ils dessinent systématiquement le drapeau des rebelles syriens. Quand ils chantent, ce sont des chants révolutionnaires et durant les ateliers de théâtre, ils jouent des scènes de massacres perpétués par les chabihas [milices du clan Al Assad]. Ce n'est pas normal que des enfants de 10 ans soient obnubilés par de tels sujets. Il faut donc travailler avec eux pour qu'ils expriment leurs souffrances et puissent se reconstruire le plus rapidement possible.»

Le Caire n’est pas le seul point de chute des réfugiés syriens. Certains ont préféré s’installer à Alexandrie, plus vivable en période estivale, ou Assiout en Haute Egypte.

Lu sur Huffington Post

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