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Soudan: nouvel appel

De nouvelles manifestations sont prévues jeudi au Soudan, dont une marche vers le palais présidentiel à Khartoum, pour réclamer le départ du président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis près de 30 ans, selon les organisateurs. 

Depuis le 19 décembre, le Soudan est en proie à un mouvement de contestation déclenché par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique. 

Quasi quotidiennes, les manifestations, scandant "Liberté, paix, justice", se sont vite transformées en rassemblements contre le pouvoir d'Omar el-Béchir, qui tient le pays d'une main de fer depuis un coup d'Etat en 1989. 

En plus d'un mois, la contestation a fait 26 morts, dont deux membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel. Des ONG internationales comme Human Rights Watch et Amnesty International évoquent quant à elles au moins 40 morts dont des enfants et du personnel médical. 

La répression gouvernementale a suscité des critiques à l'étranger. Le président Omar el-Béchir a imputé les violences à des "conspirateurs" et affirme que les forces de l'ordre n'ont tué aucun manifestant. 

L'Association des professionnels soudanais, un groupe en première ligne de la contestation, a encore fait monter la pression jeudi avec un nouvel appel à manifester à travers le pays. 

"Nous appelons notre peuple à se rassembler en 17 endroits à Khartoum et (la ville voisine de) Omdourman et marcher vers le palais présidentiel", affirme l'association dans un communiqué. 

"Les gens dans d'autres villes et localités vont aussi tenir leurs propres marches", ajoute l'association, qui regroupe les syndicats des médecins, enseignants et ingénieurs. 

Les tentatives passées de marcher vers le palais présidentiel ont été mises en échec par les forces anti-émeute. 

Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays est confronté à une inflation de près de 70% par an. Plusieurs villes souffrent de pénuries de pain et de carburant, tandis que le prix de la nourriture et des médicaments a plus que doublé. 

Le mouvement de contestation est considéré comme la plus grande menace pour le pouvoir de M. Béchir à la tête du pays depuis trois décennies. 

Mercredi, les Etats-Unis ont appelé le Soudan à libérer les militants détenus à la suite des manifestations anti-gouvernementales, en mettant dans la balance de potentielles meilleures relations entre Khartoum et Washington.  

Ce communiqué du département d'Etat est le premier de Washington depuis le début du mouvement de contestation le 19 décembre. 

AFP

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