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L'Afrique, la nouvelle frontière brésilienne

Depuis la fin de la décolonisation, les grandes puissances de ce monde se disputent l’amitié des pays africains: l’Europe, la Chine, les Etats-Unis, tous veulent leur «part du gâteau».

Le Brésil, poids lourd du continent sud-américain et récemment devenu sixième économie mondiale devant le Royaume-Uni, n’a pas oublié ses liens étroits tissés avec le continent noir durant la période de l’esclavage.

Le site du New-York Times a ainsi rapporté cette allusion à une «dette historique» prononcée à plusieurs reprises par l’ancien président brésilien Luis Inácio Lula da Silva, lors de ses voyages officiels en Afrique de 2003 à 2010. Et pour cause:

«Le Brésil, qui abrite la communauté de descendants d’Africains la plus importante au monde en-dehors de l’Afrique, est assurément en train de renforcer son influence sur le continent, construisant des liens forts et historiques qui n’ont de comparable que ceux de l’ancien empire portugais.»

Et depuis quelques années, les relations entretenus entre l’Afrique et le Brésil, plus généralement l’Amérique du Sud, ne cessent de se renforcer.

Une collaboration grandissante qui se retrouve dans des projets économiques, sanitaires, ou même universitaires. A titre d’exemple, de 2002 à 2011, la valeur totale des flux commerciaux circulant entre l’Afrique et le Brésil est passée de 4,3 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) à 27,6 milliards de dollars (22,3 milliards d'euros).

Un rapprochement qui n’en est qu’à ses débuts, d’après Jerry Dávila, historien à l’université de l’Illinois:

«Le sentiment que l’Afrique est en réalité une frontière brésilienne est de plus en plus admis. Et le Brésil est dans une position privilégiée pour concrétiser ce sentiment.»

Lu sur The New-York Times

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