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Oui, le melon pousse aussi au Sénégal

Dans le nord du Sénégal, les paysans pratiquent une culture qu'ils n'avaient pas envisagée jusque-là, celle du melon.

«Regardez autour de vous, lance madame Thiane à la reporter de la BBC.

Il y a trois ans, notre préoccupation principale était d’avoir assez à manger. Aujourd'hui, le village tout entier est un chantier. Avec le revenu des melons, nous améliorons nos maisons.»

C’est la remarque de satisfaction de celle qui supervise chaque jour le recrutement des équipes qui vont procéder à la récolte du melon.

Sur un terrain loué à une société française, la communauté récolte jusqu'à 25 tonnes par jour de ces fruits parfumés, en vue d’approvisionner le marché européen.

Grande-Bretagne, France, Belgique et Suisse font partie de ces consommateurs qui constituent la demande grandissante de cette nouvelle culture sénégalaise.

Après l'Espagne, le Maroc, la Guadeloupe, et le Brésil maintenant c'est au tour du Sénégal de rejoindre le marché du melon.

Ce qu’ils ont commun?

«Le soleil, constate le reporter. Mais le sol? Il y a tellement de sable, c’est comme si on cultivait sur une plage.

C'est une bonne chose  pour le développement des racines. Mais les racines ont besoin d'eau. Et de l’eau, le nord du Sénégal en a beaucoup.»

Grâce à un système de pompes, l’eau d’un barrage est acheminée par un canal qui irrigue les champs de melon notamment au goutte à goutte.

La récolte n’est pas achevée que déjà la suivante se prépare.

Dans des pépinières on plante des graines de melon et on entretient les jeunes pousses, jusqu'à ce qu'elles soient prêtes pour la transplantation dans les champs, prêtes pour un nouveau cycle.

Lu sur BBC

 

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