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Le voile islamique, un casse-tête olympique

Le voile continue de susciter la polémique aux Jeux olympiques. Le 5 juillet dernier,  la FIFA autorisait les footballeuses à jouer voilées.

Trois semaines plus tard, c’était au tour du Comité international olympique (CIO) d’admettre le voile islamique dans les compétitions.

Mais, jusqu’à présent, le judo continuait de proscrire le voile des tatamis. En cause, des problèmes de sécurité.

Ce qu’expliquait, le 31 juillet, Marie-Claire Restoux, championne olympique de judo en 1996, au micro de France-Inter:

 «Pour avoir combattu à l'entraînement avec des filles qui portaient le voile, je peux vous dire que c'est compliqué. Le voile est autour du cou, donc il y a des risques d'étranglement qui ne sont pas exclus.»

Malgré ces levées de bouclier,  le CIO vient d’autoriser la judoka saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani à garder la tête couverte lors du combat.

Car, pour la première fois, l’Arabie Saoudite autorise deux femmes à participer aux Jeux olympiques. Une grande première, assortie toutefois de conditions strictes.

Entre autres, la non-mixité des athlètes, la présence d’un parent proche ainsi que le port de la tenue islamique. Et sur ce dernier point, ça coince.

Car, l’autre athlète saoudienne présente courra, en tenue islamique, l’épreuve du 800 mètres la semaine prochaine.

Le contraste est donc saisissant avec d’autres sprinteuses issues de pays musulmans.

Les amateurs de sport se souviendront sûrement d’Hassiba Boulmerka, première médaille d’or olympique pour l’Algérie, dans l’épreuve du 1.500 mètres.

La sprinteuse avait affirmé que comme l’idée ne lui viendrait pas d’entrer dans une mosquée en short, elle ne se voilerait pas pour courir.

Même choix, cette année, de la part d’Hala Gezah, sprinteuse libyenne. La jeune sportive est toutefois moins catégorique, et préfère botter en touche sur cette épineuse question :

«Non, je ne porte pas le voile. Personne ne m’a fait de reproche à ce propos en Libye. Ça ne veut pas dire que je suis contre. Dans certaines occasions, si je vois que toutes les femmes en portent, je le fais aussi.»

Le voile n’a donc pas fini de défrayer la chronique olympique.

Lu sur Atlantico, Libération, El Watan

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