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Tunisie - Ennahda et la tentation du clientélisme

La Troïka tunisienne, sous l’impulsion du parti islamiste Ennahda, est à nouveau pointée du doigt pour sa sympathie islamiste.

Un nouveau projet de loi visant à indemniser ou offrir des postes dans la fonction publique à d'anciens prisonniers militants islamistes fait jaser, en Tunisie, rapporte le portail d’information sur la Tunisie et le Maghreb arabe, Kapitalis.

Un projet de loi «choquant» qui a d’ailleurs poussé le ministre des Finances, Houssine Dimassi, à se retirer de la vie publique, le 27 juillet dernier.

Dans sa lettre de démission rendue publique, Dimassi a fait part de son inquiétude pour la stabilité économique de la Tunisie.

«A cet égard, le projet de loi, présenté récemment au conseil des ministres relatif au “retour au travail et à la compensation des personnes ayant bénéficié de l’amnistie générale et de leurs ayant droits“ constitue le dérapage le plus dangereux et la goutte qui a fait déborder le vase, en ce qu’il va nécessiter des dépenses supplémentaires étouffantes pour les finances publiques, compte tenu du nombre important des bénéficiaires et du niveau terrifiant des compensations», a-t-il ainsi écrit.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a accepté la démission de Houssine Dimassi, se défendant sur certains points et évoquant des divergences d'opinion, rappelle le Figaro.

Ni Moncef Marzouki, président de la république provisoire, ni Mustapha Ben Jaâfar, président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), ne se sont opposés ni ont élevé une protestation solennelle contre le projet de loi impulsé par le parti islamiste Ennahda.

Un laxisme qui assoie dangereusement le pouvoir du parti de Rached Ghannouchi.

Lu sur Kapitalis, le figaro

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