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Le virus Ebola affole l'Ouganda

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe et créé un climat de peur panique en Ouganda.

Cette «maladie mystérieuse» dont toutes les radios locales parlaient, qui a fait 14 morts, depuis le début du mois de juillet, en Ouganda et dont les symptômes sont une forte fièvre, une diarrhée aigüe et des vomissements prononcés, a désormais un nom: le virus Ebola.

C'est Joaquim Sewaka, le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Ouganda, qui l'a confirmé lors d’une conférence de presse, le 28 juillet, à Kampala, la capitale de l'Ouganda.

«Nous avons 20 cas confirmés de personnes ayant contracté le virus, parmi lesquelles 14 sont décédées », a-t-il ainsi déclaré.

L’épidémie est apparue dans le district de Kibaale situé à  environ 219 kilomètres de la capitale ougandaise.

Au début, la population locale pensait que la cause de la mort jusque-là inexpliquée de 14 membres d’une même famille était due à la sorcellerie, révèle l'hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian.

Selon Ignatius Besisira, un parlementaire du district de Kibaale interrogé par le Mail & Guardian, à l’annonce de l’existence du virus Ebola, les patients de l’hôpital Kagadi où certaines victimes du virus sont décédées, ont fui, pris d’une peur panique.

«Même les médecins (de l'hôpital Kagadi) sont très très inquiets», a-t-il notamment ajouté.

La ville de Kagadi, dans le district de Kibaale, où le virus a été détecté, serait même en proie à un véritable exode, selon le quotidien kenyan the Daily nation.

Et ce malgré la mobilisation des services de santé et du ministre de la Santé qui a communiqué à la population une liste de précautions à prendre.

«Nous devons migrer vers des zones sûres parce que nous pouvons facilement contracter le virus si nous restons ici», a affirmé Omuhereza Kugonza, un habitant de la ville.

Le virus Ebola, dont la première apparition remonte en 1976 en République démocratique du Congo, a depuis causé la mort de 1.300 personnes dont 174, en Ouganda, selon des chiffres de l’OMS.

La fièvre hémorragique Ebola, hautement contagieuse tue 50 à 90% des personnes atteintes.

A ce jour, il n'existe ni traitement ni vaccin contre le virus.

«La transmission s'effectue par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles...) et la manipulation sans précaution de cadavres contaminés», explique l'AFP.

Lu sur Daily Nation, Mail & Guardian

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