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Kenenisa Bekele gagnant du 10.000 mètres hommes au meeting de la Ligue de Diamant, le 16 septembre 2011, REUTERS/Thierry Roge
Kenenisa Bekele gagnant du 10.000 mètres hommes au meeting de la Ligue de Diamant, le 16 septembre 2011, REUTERS/Thierry Roge

JO 2012 - Ces champions africains d’hier et d’aujourd’hui

Le coup d’envoi des 30e Jeux olympiques de Londres est officiellement lancé le 27 juillet. L’occasion de faire un tour d’horizon de ce que les médias du continent pensent de ces champions qui ont ou vont marquer les olympiades.

Mise à jour du 30 juillet: La première médaille d'or pour l'Afrique aux Jeux Olympiques de Londres est venue hier de la natation. Le phénoménal Sud-Africain Cameron van der Burgh, 24 ans, a remporté la finale du 100m brasse et a établi à cette occasion un nouveau record du monde en 58.46 secondes. Il améliore le précédent record daté de 2009 de 12 centièmes.

*****

«(L’Afrique) a transformé le champ olympique en territoire de séduction. Chaque édition est l’occasion d’un coup d’éclat et de performances éblouissantes», développait, dans ses colonnes, le portail Web Star Africa.

Star Africa fait ainsi référence au chemin parcouru par l’Afrique depuis sa première participation aux Jeux olympiques, en 1908.

Malgré un passif lourd, marqué par des crises politiques et des disputes ethniques, l’Afrique n’a pas à rougir de ses champions olympiques qui ont «exhibé avec fierté leurs forces», créé une ferveur continentale et montré la voie à une nouvelle génération d’athlètes.

Les champions d’hier

A l’occasion des Jeux olympiques de Londres, Star Africa salue les performances olympiques des champions africains d’hier.

1960. Jeux olympiques de Rome.

«L’Ethiopien Abebe Bikila remporte le  marathon

Et l’Afrique de marcher vers le chemin de l’excellence.

1984. Los Angeles

«La Marocaine Nawal El Moutawakel montre la voie aux femmes africaines (et arabes) en devenant la première championne olympique, grâce à son succès sur 400 mètres haies», analyse Star Africa.

Avant de poursuivre sur les Jeux d’Atlanta, en 1996, où l’Algérien Hocine Soltani devient «le premier boxeur champion olympique» du continent et où «la flamboyante équipe du Nigeria remporte le tournoi olympique de football face à l’Argentine».

Et de conclure sur les Jeux de Sydney, en 2000, d’Athènes, en 2004, et de Pékin, en 2008 avec les «performances éblouissantes» de l’équipe de football camerounaise, de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry (médailles d’or sur 100m et 200 m nage dos)  et du Tunisien Oussama Mellouli, vainqueur du 1500 m.

Même son de cloche pour l’hebdomadaire kenyan The East African qui a consacré un article sur l’Afrique et son «centenaire olympique riche en émotions».

Un peu dans le même registre que Star Africa, The East African sanctuarise les olympiens africains en dressant une liste des 10 athlètes africains les plus inoubliables dont Derartu Tulu et un certain Eric Moussambani, de la Guinée équatoriale, aussi connu comme «le nageur le plus lent du monde».

«L’Ethiopienne Derartu Tulu est devenue la première athlète africaine à obtenir une médaille d’or au 10.000 mètres femmes, aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992».

Quant à l’Equato-guinéen Eric Moussambani, «(Il) était le nageur le plus improbable du 100 mètres nage libre, aux Jeux olympiques de Sydney. Il avait appris à nager seulement 8 mois avant le début des Jeux. Malgré tout, il finit non sans peine l’étape en 1 minute 52 secondes, devenant ainsi le nageur le plus lent dans l’histoire des Jeux olympiques. Ce qui était drôle à voir pour d’autres, constituait un véritable exploit pour Moussambani devenant un héros pour les supporters australiens

C’est, d’ailleurs, tous ces champions  et héros qui ont inspiré et fait en sorte que «l’Afrique y croit», comme l’indique le site d’information ivoirien Abidjan.net.

Les athlètes à suivre

«JO 2012: Quelles chances de médailles pour l’Afrique à Londres?», titre le journal panafricain Jeune Afrique.

Une question dont se fait le plaisir de répondre le site d’information ivoirien Abidjan.net, en élaborant une liste des espoirs olympiques africains que sont:

«(Il) se présente comme le plus sérieux prétendant sur 800 mètres, fort de son titre de champion du monde. De toutes les disciplines composant l`athlétisme, le 800 mètres est celle qui a le plus souvent recalé les détenteurs de record du monde

«C'est pour ça que je veux le titre à Londres, pour entrer dans la légende du 800 mètres», a notamment déclaré ce dernier.

«(Elle) est l’une des espoirs de son pays et de l’Afrique. La sprinteuse ivoirienne qui a enchaîné les records personnels ,depuis mars 2012 à Istanbul où elle a fini vice- championne en salle. Elle rêve donc d’une médaille pour la Côte d’Ivoire

«C’est sûr, je vise la médaille d’or aux JO 2012. Je croise les doigts pour que je puisse ramener cette médaille en Côte d’Ivoire», s’est exprimée la principale intéressée.

«L’Afrique du Sud avec Caster Semenya vise l’or, après son titre de championne du monde en 2009 à Berlin.»

«La vraie attraction dans les rangs de l'Afrique du Sud sera Oscar Pistorius, premier athlète invalide à participer aux Jeux olympiques. Il a été sélectionné par son Comité olympique sur 400 et 4x400 mètres »

  •  L'Ethiopien Kenenisa Bekele.

«Triple médaillé d'or olympique, il a choisi de renoncer au 5.000 m pour se focaliser sur son objectif majeur: décrocher un troisième titre consécutif sur 10.000 m. Il fait figure de grand favori et de successeur à la légende nationale, Haïlé Gébrésélassié

  • La Botswanaise Amantle Montshoe.

«La meilleure chance de médaille du Botswana, c'est elle, la reine du 400 mètres. Championne du monde en titre et vainqueur de la Ligue de Diamant en 2011, Amantle Montshoe a toutes ses chances, après que l’Américaine Allysson Felix annoncée comme sa principale adversaire, a renoncé à courir la distance ».

La radio britannique BBC Africa en rajoute une dernière:

  • L’athlète du pentathlon Aya Medany.

«Aya Medany est l’une des athlètes les plus populaires d’Egypte. Sa discipline, le pentathlon, implique de nager, de faire de l’équitation, de courir, de tirer à l’arc et le saut d’obstacle. Ses croyances religieuses lui imposent de porter un hijab. Pour sa troisième participation aux Jeux, elle a pour mission de faire mieux qu’aux Jeux olympiques de Pékin où elle a fini 8e.»

Avec tous ces espoirs, « l'Afrique espère obtenir un résultat au moins aussi glorieux que les quarante médailles glanées en Chine», conclut Jeune Afrique.

Annette Minka

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Annette Minka

Annette Minka est journaliste à SlateAfrique.

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