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JO 2012 - Le scandale des sportifs égyptiens habillés de contrefaçons

Aux Jeux olympiques de Londres, tout est dans le détail. A leur arrivée à Londres, les sportifs égyptiens ont remarqué que leurs équipements de marque Nike étaient finalement de la contrefaçon.

Un gros logo Nike au milieu du sac et une fermeture Adidas. Cherchez l’erreur.

Choqué, le secrétaire général du comité olympique égyptien Motaz Sonbol dit ne pas comprendre pourquoi l’équipement des sportifs ne vient pas directement de la marque Nike.

La marque de sport a répliqué en déclarant qu'elle était préoccupée par le fait que «les athlètes aient reçu des produits qui ne répondent pas aux normes de qualité de l'entreprise».

«Le comité olympique égyptien a–t-il acheté ces vêtements de contrefaçon en toute connaissance de cause? La question est posée.»

Gen Mahmoud Ahmed, président du comité olympique, assume le choix de la contrefaçon et le justifie par la situation économique délétère du pays, rapporte le site de la BBC.

«Nous avons signé avec un distributeur chinois à la lumière de la situation économique de l'Égypte», a-t-il déclaré.

Sauf qu’au final, ce sont les sportifs qui sont pénalisés. L’une d’entre eux a même twetté qu’elle avait dépensé plus de 300 dollars de sa poche pour acheter un équipement convenable pour la compétition.

L’incident n’est pas passé inaperçu. Certains l’ont même perçu comme une forme de déshonneur.

L’affaire a fait assez de bruit pour que le ministère du Tourisme (pourquoi celui-là?) décide de remplacer les faux équipements de sport, rapporte le site d'information égyptien Masry al Youm.

«Nous avons dû dépenser 17, 000 livres égyptiennes (environ 2200 euros) d’équipements Nike pour bien paraître», confie une nageuse.

A vouloir économiser sur le dos des sportifs, le comité olympique égyptien a fait parler de lui à travers le monde, jusqu’ à Londres. La marque Nike s’en tire plutôt bien. Elle fait parler d’elle.

Cette affaire montre combien les pays engagent leur honneur durant ce rendez-vous sportif mondial, en partie dicté par la loi des sponsors.

Lu sur BBC, Masry al Youm 

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