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Soudan - Qui peut sauver Laila Ibrahim Issa Jamool de la lapidation?

Laila Ibrahim Issa Jamool, jeune soudanaise de 23 ans, vient d’être condamnée à mort par lapidation, rapporte Africa Review.

La jeune femme serait actuellement emprisonnée dans de sordides conditions avec son bébé de six mois. Le nourrisson aurait besoin de recevoir des soins médicaux.

Son crime: être en instance de divorce. Depuis l’année dernière, Mme Jamool et son mari ont engagé une procédure de divorce, après dix-huit mois de mariage.

L’association de défense des droits des femmes, Siha, affirme que son mari l’a accusée d’avoir commis un adultère avant la naissance de leur bébé, en 2012.

L’application stricte de la charia au Soudan a permis au mari de réclamer le retour à la maison de son épouse. Et ce, manu militari.

Rien dans ce simulacre de justice n’est équitable. L’organisation internationale Siha rapporte que la jeune femme n’a pas eu droit à la défense d’un avocat.

Pourtant, être défendu par un avocat est un droit inscrit dans la législation soudanaise.

L’article 135 du code pénal soudanais prévoit que l’accusé doit disposer d’un avocat dans n’importe quelle affaire qui pourrait se conclure par une peine de plus 10 ans de prison, une amputation ou bien une condamnation à mort.

Si les associations de défense de droits de l’homme crient au scandale et s’alarment, force est de constater que les lapidations continuent au Soudan.

En avril dernier, Intisar Sharif Abdalla, une jeune soudanaise avait également été condamnée à mort par lapidation. Un sort qui lui fût finalement épargné. Grâce à la pression de la communauté internationale, le Soudan l'avait relâché.

Reste à espérer que Laila Ibrahim Issa Jamool ait la même chance.

Lu sur Africa Review

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